Il est faux que des Casques bleus du Guatemala aient été infectés par Ebola en République démocratique du Congo jusqu'au 21 mai 2026 : le ministère guatémaltèque de la Défense a démenti la version qui a circulé sur les réseaux sociaux, alors que l'épidémie dans ce pays africain fait déjà 139 morts et 600 cas suspects, selon l'Organisation mondiale de la santé.
Des messages diffusés sur Facebook, X et Instagram affirmaient que trois soldats guatémaltèques de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) avaient contracté la maladie. Ces publications affirmaient que les autorités militaires avaient activé des protocoles sanitaires extrêmes en raison de la prétendue contagion.
La désinformation comprenait une déclaration de l’homme d’affaires et ancien candidat à la présidentielle guatémaltèque Carlos Pineda, qui affirmait sur TikTok que trois soldats étaient infectés et que le ministère des Affaires étrangères cherchait à les rapatrier. Le texte source ne fournit aucune preuve de cette affirmation.
La réponse officielle est parue dans X de l'armée guatémaltèque : un porte-parole du ministère de la Défense a indiqué que toutes les troupes déployées en République démocratique du Congo sont en parfaite santé. La communication précise que le contingent applique les protocoles sanitaires émis par l'OMS.

Le porte-parole a ajouté que toute situation menaçant la santé des militaires sera signalée par les mécanismes officiels correspondants. Selon le texte source, les médias guatémaltèques ont également publié ce démenti.
Jusqu'au 21 mai 2026, il n'y a aucune trace de soldats guatémaltèques infectés par Ebola au sein de la mission de l'ONU en République démocratique du Congo. Selon le ministère guatémaltèque de la Défense, tous les soldats restent en bonne santé.
Selon les médias du pays d'Amérique centrale cité dans le texte source, le Guatemala contribue à la MONUSCO depuis 2006 avec environ 180 soldats. Ce déploiement s'inscrit dans le cadre de la mission des Nations Unies dans un pays où persiste un conflit armé.
Une requête sur la page des missions de maintien de la paix de l'ONU ne montre pas d'informations sur les infections à Ebola parmi les troupes internationales jusqu'à cette date, selon le texte source. Une recherche dans les médias internationaux n'a pas non plus permis de trouver des publications qui soutiennent la version diffusée en ligne.

Le déni intervient dans un contexte sanitaire réel à l’Est congolais. La République démocratique du Congo traverse une nouvelle épidémie d'Ebola, la dix-septième de son histoire, avec plus de 130 décès et des épidémies dans la province de l'Ituri, où opèrent plus d'une centaine de groupes armés.
L'épidémie a été confirmée après la détection du virus dans 13 des 20 échantillons analysés par l'Institut national de recherche biomédicale de la République démocratique du Congo, selon le texte source. La circulation du virus a commencé fin avril.
L'épidémie est concentrée dans les zones de santé de Mongwalu et Rwampara, zones marquées par d'intenses mouvements de population et par leur proximité avec l'Ouganda et le Soudan du Sud. Selon l'OMS, le risque d'épidémie, avec 600 cas suspects et 139 décès, est « faible » à l'échelle mondiale, même s'il reste élevé aux niveaux national et régional.