Le ministère de l'Économie et des Finances (MEF) a indiqué que l'adjudication de bons du Trésor à 12 mois a enregistré une demande totale de 297,07 millions de dollars, soit plus du double du montant accordé lors du premier tour.
La République du Panama a accordé 179,65 millions de dollars au prix de 95,29%, composé de 139,77 millions de dollars d'offres compétitives et non compétitives, en plus de 39,877 millions de dollars pour la reconnaissance d'intérêts préférentiels.
L'entité gouvernementale a expliqué que l'opération a permis de répondre aux besoins de liquidité anticipés grâce à un placement ordonné, avec une participation diversifiée des investisseurs et des conditions cohérentes avec l'environnement de marché.
Le rendement de clôture des enchères a clôturé à 4,921 % et un rendement moyen pondéré de 4,89 %.
Ces résultats, selon le ministère de l'Économie et des Finances, reflètent un accueil adéquat du marché et une exécution prudente de la stratégie de financement à court terme du gouvernement.

Par rapport à l'adjudication précédente, l'évolution du rendement moyen pondéré est restée alignée avec l'évolution observée sur les marchés internationaux et dans les instruments de référence de la République, préservant ainsi des conditions de financement relatives stables.
Le résultat, toujours en accord avec l'entité étatique, confirme l'intérêt des investisseurs pour les instruments étatiques locaux et contribue au renforcement de la courbe des rendements domestiques. De même, il permet au ministère de l'Économie et des Finances de continuer à gérer activement la liquidité, l'échéancier et les risques de refinancement.
Avec cette opération, le gouvernement panaméen réaffirme son engagement en faveur d'une gestion responsable de la dette publique, visant à maintenir un accès rapide au marché, à optimiser le coût financier et à préserver la flexibilité budgétaire de l'État.
En revanche, une proposition de loi pour que le taux d'escompte pour l'échange anticipé du Certificat de Paiement Négociable des Intérêts Moratoires (Cepanim), délivré par l'Etat, n'excède pas 10%, sera discutée dans les prochains jours, une fois installées les commissions permanentes de l'Assemblée Nationale.
L'initiative protégera les actifs économiques des retraités et des pensionnés, en réduisant la spéculation financière autour de ces certificats.

Selon le promoteur, Javier Sucre, la mesure vise à garantir des taux de change plus équitables au moment de la conversion de ces certificats négociables, par les bénéficiaires, en fixant une limite maximale au pourcentage d'escompte des Titres de Paiement Négociables de la Deuxième Partie du Treizième Mois (Cepadem) et Cepanim, en le fixant à un maximum de 10% de leur valeur.
En juin, les taux d'escompte annuels établis par la Banque Nationale du Panama se situeront entre 4,33% et 5,00%, en fonction de la date d'expiration de chaque certificat négociable.
Le projet stipule que la Banque Nationale du Panama, en tant qu'entité payeuse, pourra établir des programmes de réescompte, de financement, d'achat ou de liquidité de ces certificats, dans le but de réduire le coût financier supporté par les bénéficiaires.
De même, le Ministère de l'Économie et des Finances pourra incorporer au Budget Général de l'État les ressources nécessaires pour subventionner totalement ou partiellement le coût financier dérivé de la négociation de ces certificats, en garantissant que l'escompte effectif soit celui établi dans la présente loi.
En outre, les entités bancaires, les entreprises locales, les maisons de courtage, les coopératives d'épargne et de crédit et de services multiples, les institutions financières, les personnes morales et les sociétés légalement autorisées à négocier ces certificats, doivent déclarer par écrit la valeur effective que recevra le bénéficiaire et le pourcentage d'escompte appliqué.