Le Panama mènera une mobilisation nationale pour éliminer les sites de reproduction du moustique Aedes aegypti

L'élimination des gîtes larvaires des moustiques deviendra la priorité nationale au Panama, lorsque dimanche prochain des brigades sanitaires seront déployées dans les 15 régions du pays pour visiter les foyers, afin de lutter contre l'avancée de la dengue.

Jusqu'à présent cette année, le ministère de la Santé (Minsa) a signalé 5 318 cas de dengue, dont 4 628 sans signes avant-coureurs, tandis que 654 présentent des signes avant-coureurs et 36 cas de dengue grave ont été signalés.

Face à cette éventualité, la Minsa a organisé une journée intensive avec des actions directes dans les maisons et dans les espaces où se reproduit habituellement le moustique transmetteur.

L'opération s'inscrit dans le cadre de la Croisade Nationale contre la Dengue et les Arbovirus.

L’objectif est d’impliquer activement les familles, les institutions et les organisations sociales pour démanteler les épidémies du moustique Aedes aegypti.

La brumisation ne permet de réduire le nombre de larves et de moustiques adultes que dans les endroits les plus exposés. (Minsa)

Les autorités ont mis l'accent sur les zones où le nombre de cas est élevé, où des interventions spécifiques seront menées.

Le plan, selon les autorités sanitaires, consiste en des équipes sanitaires identifiées voyageant simultanément dans toutes les régions, demandant à entrer dans les foyers.

Là, des spécialistes conseilleront et collaboreront avec les résidents pour détecter et éliminer les objets ou les endroits susceptibles de retenir l'eau, car ceux-ci peuvent devenir des gîtes larvaires des moustiques.

Pendant la journée, on ne réalisera pas seulement des inspections visuelles, car en fonction des besoins détectés dans chaque site, des techniques telles que le chacarreo – nettoyage intensif des zones – et la nébulisation seront appliquées, ce qui contribue à réduire le nombre de larves et de moustiques adultes dans les endroits les plus exposés.

Le Dr Oris Iglesias, directeur national de la promotion de la santé, a souligné que « l'éducation sanitaire et la participation communautaire sont essentielles » pour stopper la progression de la maladie.

L'éducation sanitaire et la participation communautaire sont essentielles pour stopper la progression de la maladie, a déclaré le Dr Oris Iglesias, directeur national de la promotion de la santé. (Minsa)

Le spécialiste a souligné que la prévention n'est possible que si chaque personne et chaque institution assume un rôle actif et coordonné.

Dans le cadre de la campagne, la stratégie « Laver, couvrir, retourner et jeter » est promue.

Cela consiste à nettoyer fréquemment les réservoirs d'eau, à recouvrir tous les réservoirs, à retourner les objets pouvant retenir la pluie à l'abri et à éliminer correctement les objets inutiles.

Les autorités soulignent que la prévention de la dengue nécessite une attention constante dans l'environnement domestique, c'est pourquoi elles ont recommandé que chaque famille consacre au moins dix minutes par semaine à vérifier les terrasses, les jardins et les coins où l'eau peut s'accumuler. Ce contrôle systématique permet d'éviter l'apparition de gîtes larvaires et, par conséquent, de nouveaux cas.

Pour contenir les épidémies de dengue, le contrôle à domicile est essentiel : ce n'est qu'en éliminant les endroits où le moustique pond ses œufs que son cycle peut être interrompu et la transmission évitée. La fumigation, bien qu'utile, ne remplace pas la nécessité de supprimer définitivement les sites de reproduction.

L'élimination de tout récipient pouvant accumuler de l'eau est la mesure la plus efficace, prévient Salud. (Minsa)

La mobilisation nationale bénéficie de la collaboration d'organisations non gouvernementales, d'universités, de conseils communautaires, d'autorités locales et de dirigeants communautaires. Samuel Escudero González, coordinateur national de la Stratégie de Gestion Intégrée, a souligné que la campagne combine les efforts de tous ces acteurs pour obtenir de meilleurs résultats.

L’appel des autorités est clair : la lutte contre la dengue est une tâche collective. Chaque site de reproduction éliminé signifie une chance en moins pour le moustique de se multiplier et de provoquer davantage d'infections.

La dengue, selon l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS), se transmet par la piqûre d'un moustique infecté.

Il s'agit d'une maladie qui touche les personnes de tout âge, avec des symptômes qui varient d'une légère fièvre à une fièvre invalidante, accompagnée de maux de tête sévères, de douleurs derrière les yeux, de douleurs musculaires et articulaires et d'érythème.

La maladie peut évoluer vers des formes sévères, caractérisées principalement par un état de choc, une détresse respiratoire et/ou des lésions organiques graves.