Le régime vénézuélien a lancé son plan de « fusion civil-militaire-police » dans l’État frontalier d’Apure

Le Venezuela a activé le plan Indépendance 200 à Apure

Le régime vénézuélien a lancé le plan « Indépendance 200 » dans l'État d'Apure, région frontalière avec la Colombie, avec l'objectif, selon le gouverneur chaviste Wilmer Rodríguez, de garantir « la souveraineté, la paix et la protection » des habitants face au déploiement naval des États-Unis dans les Caraïbes.

Rodríguez a déclaré sur Instagram que « les Braves d'Apure ont répondu à l'appel de notre président Nicolas Maduro dans le cadre du Plan d'indépendance 200 face aux menaces de l'impérialisme nord-américain contre notre patrie », et a partagé des images de la mobilisation des civils et des membres des Forces armées nationales bolivariennes (FANB) dans la région.

Selon Télévision vénézuélienne (VTV)des membres des communes, des circuits communaux, des jeunes et des autorités policières ont participé à la mobilisation.

Le commandant de la Région stratégique de défense globale de Los Llanos (REDI), Royman Hernández Briceño, a rapporté que des « exercices massifs de déconcentration » ont été menés dans les sept municipalités d'Apure, dans le cadre de la « fusion civique-militaire-police ».

Hernández Briceño a expliqué que ce déploiement vise à renforcer les tâches de l'Organe directeur de la Défense intégrale et à garantir que le pays reste « inattaquable, indépendant, libre et souverain ».

Le dictateur vénézuélien Nicolás Maduro a annoncé mercredi l'activation de ce plan à Apure, ainsi qu'à Táchira et Amazonas, toutes deux également limitrophes de la Colombie.

Dans une communication téléphonique avec VTVMaduro a exhorté à « augmenter toutes les tâches dans les jours qui passent et à venir », liées à « une préparation globale de la défense ».

Les images publiées par

Les États-Unis soutiennent que le déploiement naval est une opération contre le trafic de drogue en provenance du Venezuela. De son côté, le régime Maduro qualifie cette action de « menace » visant à favoriser un « changement de régime » et à s'approprier les ressources du pays.

Le président américain Donald Trump a déclaré mercredi qu'il envisageait de mener des attaques contre le trafic de drogue sur le territoire vénézuélien, après l'interception en mer de plusieurs navires soupçonnés de transporter de la drogue.

Trump a également autorisé la Central Intelligence Agency (CIA) à mener des opérations secrètes au Venezuela, arguant que « les dirigeants de ce pays ont vidé leurs prisons » pour envoyer des prisonniers sur le territoire américain.