Les exportations du Nicaragua vers la Chine ont chuté de 50,4 % au premier trimestre 2026 et sont restées à seulement 1,4 % du total vendu à l'étranger, tandis que le marché américain en a absorbé 41,1 %, selon une analyse de La presse sur la base des statistiques officielles de la Banque centrale du Nicaragua. Les données montrent que, malgré le rapprochement politique et commercial du régime de Daniel Ortega avec Pékin, l'économie nicaraguayenne a continué à concentrer ses ventes à l'étranger à Washington.
Entre janvier et mars, le pays a exporté des marchandises pour une valeur de 1 983,4 millions de dollars, sans compter les zones franches, selon la Banque centrale du Nicaragua. Sur ce total, les États-Unis ont acheté 814,5 millions de dollars et la Chine seulement 27,9 millions de dollars, selon l'analyse.
La différence s'est également reflétée dans la balance commerciale. Le Nicaragua a importé de Chine des marchandises d'une valeur de 553,4 millions de dollars au cours du trimestre et, comme il n'en a vendu que 27,9 millions de dollars, il a accumulé un déficit de 525,5 millions de dollars avec ce pays, selon le BCN.
L'inverse s'est produit avec les États-Unis : les importations ont totalisé 485,8 millions de dollars contre des exportations de 814,5 millions de dollars, ce qui a laissé un excédent de 328,7 millions de dollars au Nicaragua, selon les chiffres officiels cités par La presse.

Le déclin du marché chinois s'est produit d'une année sur l'autre. Les revenus d'exportation vers cette destination sont passés de 56,1 millions de dollars au premier trimestre 2025 à 27,9 millions de dollars au cours de la même période de 2026, selon l'analyse préparée par La presse avec les données BCN.
En sens inverse, les ventes aux États-Unis sont passées de 435 millions de dollars à 814,5 millions de dollars en un an. Cette augmentation de 379,5 millions de dollars équivaut à une croissance de 87,2%, toujours selon les statistiques officielles.
Les médias ont soutenu que ces chiffres contredisaient le discours du régime nicaraguayen sur les avantages économiques de son rapprochement avec la Chine. L'analyse ajoute que Managua cherchait à renforcer ses liens avec Pékin afin de réduire sa dépendance à l'égard de Washington et d'amortir l'effet d'éventuelles sanctions internationales en raison de plaintes pour violations des droits de l'homme.
Le fait essentiel est que la Chine ne s’est pas consolidée en tant que destination pertinente pour les exportations nicaraguayennes. Le rapport de la Banque centrale du Nicaragua indique qu'il ne figure même pas parmi les dix principaux marchés de destination des produits du pays.

Après les États-Unis, les principaux acheteurs de produits nicaraguayens ont été le Canada, le Salvador et le Mexique, selon le rapport de la Banque centrale du Nicaragua. La Chine a été exclue de ce groupe malgré le poids politique qu’elle a acquis dans les relations bilatérales avec Managua.
Une grande partie du résultat des exportations a été tirée par l’or. Ce produit a généré des revenus de 898,7 millions de dollars et a enregistré une augmentation de 152,1% sur un an, tandis que les États-Unis continuent d'être l'un de ses principaux marchés de destination, selon le BCN.
Par région, les exportations vers l'Asie ont diminué de 31% sur un an, tandis que celles destinées à l'Europe ont augmenté de 91% et celles destinées à l'Amérique centrale ont progressé de 3,4%, selon le rapport officiel de la Banque centrale du Nicaragua.