Les Nicaraguayens ayant une demande d'asile en attente pourront accéder à une nouvelle catégorie d'immigration au Costa Rica

Le Costa Rica va mettre en place une catégorie d'immigration spéciale pour régulariser des milliers de migrants ayant des demandes d'asile en attente, une mesure qui bénéficiera aux personnes du Nicaragua, du Venezuela, de Cuba et de Colombie. Comme l'a rapporté la Direction générale de la migration et de l'immigration (DGME), la nouvelle disposition aura une validité initiale de deux ans et pourra être prolongée, en fonction des besoins et des circonstances de ceux qui accèdent à ce processus.

Selon les informations publiées par la DGME, les personnes intéressées à bénéficier de cette mesure doivent avoir résidé de manière continue au Costa Rica depuis la date de présentation de leur demande de statut de réfugié jusqu'au moment où elles sollicitent la nouvelle catégorie spéciale. L'organisation a annoncé que dans les prochains jours, les conditions et la procédure détaillée pour opter pour cet avantage seront annoncées. Parmi les critères établis, il est exigé que les personnes ne remplissent pas les conditions d'accès aux autres catégories d'immigration déjà prévues par la législation ordinaire.

Vue latérale d'un groupe de personnes debout en diagonale devant l'entrée du bureau de l'immigration du Costa Rica avec son logo et ses armoiries nationales.

Dans sa déclaration, la DGME a souligné l'engagement du Costa Rica en faveur des cadres de protection internationale et de coopération internationale en matière de migration. En 2018, le pays a signé le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières et le Pacte mondial sur les réfugiésdes instruments qui promeuvent des solutions pour les personnes en situation de déplacement.

Le lancement de cette catégorie spéciale intervient dans le contexte des vagues migratoires qui ont traversé le continent ces dernières années. Le flux constant de personnes en provenance du Nicaragua, de Colombie, de Cuba et du Venezuela a dépassé la capacité de réponse de plusieurs pays de la région, obligeant à l'adoption de mécanismes visant à garantir une gestion sûre et humanitaire des migrations. De nombreux Nicaraguayens se sont exilés au Costa Rica en raison de la persécution de la dictature de Daniel Ortega et Rosario Murillo au Nicaragua.

Les Nicaraguayens exilés au Costa Rica défilent pour protester contre les élections présidentielles au Nicaragua, à San José, au Costa Rica. 7 novembre 2021. REUTERS/Mayela Lopez

Les organisations internationales ont reconnu les efforts du Costa Rica pour protéger les droits des migrants et des réfugiés. Selon la DGME, le pays continuera à promouvoir des actions régionales et mondiales pour consolider la migration ordonnée et renforcer la coopération internationale, conformément aux engagements assumés par l'État costaricien.

L'autorité de l'immigration a réitéré que plus de détails seraient publiés prochainement sur les étapes que les candidats doivent suivre pour accéder à la régularisation, ainsi que sur les documents et conditions spécifiques qui seront requis dans le processus.