L'Union européenne a appelé à ne pas entraver la proclamation des résultats électoraux au Honduras

La Mission d'observation électorale de l'Union européenne (MOE UE) a lancé un appel public au Honduras, par le biais d'une déclaration officielle, pour avertir les acteurs politiques de l'importance de ne pas entraver la phase finale du décompte des résultats des élections générales.

Le communiqué, publié alors que l'examen particulier des dossiers présentant des incohérences a suscité une attention nationale et des questions sur la transparence du processus, a exhorté les autorités à garantir que les conseillers du Conseil national électoral (CNE) et les responsables électoraux travaillent sans pression ni intimidation.

Le CNE est chargé de

La MOE UE a rappelé aux autorités leur devoir de permettre aux agents électoraux d'exercer leurs fonctions avec des garanties institutionnelles, essentielles à la confiance dans la démocratie hondurienne.

En outre, il a souligné l'urgence de conclure l'examen spécial des 2.792 procès-verbaux sélectionnés pour incohérences, en cours d'examen depuis jeudi après les élections principales, et a exigé un processus transparent. La mission européenne a averti que la paralysie précédente avait déjà provoqué des retards et affecté l'organisation électorale.

Nasry « Tito » Asfura du Parti National arrive en tête avec 40,28 % des suffrages dépouillés, suivi de Salvador Nasralla du Parti Libéral avec 39,58 %.

Ni Asfura ni Nasralla ne reconnaissent

La CNE a traité 99,87% des procès-verbaux du décompte spécial, mais n'a pas encore émis la déclaration définitive.

Face aux tensions liées au résultat serré et au retard dans la proclamation présidentielle, la MOE UE a souligné que tout défi ne devrait être résolu que par le biais de mécanismes juridiques établis.

Le communiqué souligne que les partis et acteurs politiques ont accès aux procès-verbaux et que la transparence reste sous observation internationale. La mission a averti que l'invalidation délibérée du procès-verbal pourrait altérer la volonté populaire, réitérant la demande de ne pas interférer dans le résultat des élections.

Le contexte politique a été marqué par des demandes de recomptage total des voix, les candidats Nasralla et Rixi Moncada exigeant publiquement un réexamen vote par vote, une demande que le CNE a rejetée en raison de restrictions légales.

La présidente Xiomara Castro a assuré que son gouvernement respecterait le résultat officiel du CNE et s'engageait en faveur d'une transition pacifique conformément à la Constitution, l'investiture étant prévue pour le 27 janvier 2026.

Le président Xiomara Castro a promis

Le processus a connu de nouvelles tensions lorsque le Département d'État des États-Unis a révoqué les visas des responsables du système électoral hondurien, tels que le juge Mario Morazán du Tribunal de justice électorale, pour des actions qui, selon les États-Unis, ont entravé le décompte des voix et menacé la démocratie locale ; La sanction vise à soutenir l’intégrité électorale et favorise une clôture transparente du vote.

L'observation internationale et l'accès des parties aux procès-verbaux ont permis de suivre le processus à tout moment. La CNE a jusqu'au 30 décembre pour proclamer officiellement les résultats et conclure le cycle électoral.