L'Union européenne exige des garanties d'autonomie pour les organisations électorales du Honduras à quelques jours des élections

L'Union européenne a demandé au Honduras de sauvegarder l'indépendance des institutions chargées d'organiser les élections présidentielles, législatives et municipales prévues le 30 novembre, dans un environnement de forte tension politique.

Cette demande fait suite à des avertissements de manipulation et à des plaintes pour entraves au processus électoral, soulevées tant par le parti au pouvoir que par l'opposition hondurienne.

Dans une déclaration recueillie par Europe Pressela porte-parole étrangère du bloc communautaire, Anitta Hipper, a exprimé au nom de l'UE sa préoccupation face aux récents événements qui affectent le cadre institutionnel et les préparatifs électoraux au Honduras.

Hipper a souligné : « La transparence, la crédibilité, la stabilité et l'inclusion politique sont essentielles pour que les citoyens honduriens puissent voter dans un environnement paisible et ordonné. » La déclaration a souligné l'importance du Conseil national électoral (CNE) et des autres institutions en charge des élections qui fonctionnent sans pression politique.

L'intervention du bloc européen intervient alors que le président du Honduras, Xiomara Castro, a dénoncé une conspiration visant à manipuler les résultats électoraux.

La présidente Xiomara Castro a dénoncé

Simultanément, des secteurs de l'opposition ont exprimé leurs craintes face aux prétendues manœuvres de l'Exécutif pour empêcher la tenue des élections. Cet échange d’accusations a accru l’incertitude de l’opinion publique et intensifié l’attention internationale.

Dans le but de soutenir la transparence électorale, l'UE a déployé une mission d'observation électorale au Honduras. Hipper a confirmé que la mission est arrivée après une invitation formelle des autorités et du CNE, qui réaffirme l'engagement européen envers les valeurs démocratiques et le respect de l'État de droit dans le pays.

Cette mesure vise à redonner confiance dans un contexte marqué par des plaintes survenues après les élections primaires du 9 mars, où des plaintes pour fraude ont été signalées, notamment liées à la distribution de sacs électoraux à Tegucigalpa et à San Pedro Sula, selon les médias locaux. Héraut.

Plus de 6,5 millions

Concernant les candidats à la présidentielle et le scénario politique, la course pour 2025 compte cinq partis et cinq candidats.

La participation de 6.522.577 personnes qualifiées est attendue. Parmi les principaux prétendants se trouve Rixi Ramona Moncada Godoy, représentante du parti Libertad y Refoundación (Libre), avec une expérience dans la fonction publique et au sein même du CNE.

Le Parti national du Honduras (PNH) a nommé Nasry Asfura, ancien maire du District central et candidat aux élections de 2021.

Nasry Asfura est de nouveau en compétition

Le Parti libéral a pour candidat Salvador Nasralla, ingénieur industriel et présentateur de télévision bien connu, qui a déjà concouru à deux reprises à la présidence et a été le premier président nommé pendant le mandat de Xiomara Castro jusqu'en 2022.

Salvador Nasralla, ingénieur et chauffeur

De son côté, Jorge Nelson Avila Gutiérrez, économiste formé en France et lié au militantisme de l'opposition, se présente pour le Parti social-démocrate de l'innovation et de l'unité (PINU-SD). Par ailleurs, Mario Rivera Callejas, propriétaire d'une chaîne de télévision et connu sous le nom de « Chano » Rivera, est le candidat du Parti Démocratie Chrétienne (DC).

(Avec informations d'Europa Press)