Le président José Raúl Mulino a clairement indiqué qu'il n'y avait pas d'urgence à approuver une nouvelle loi sur l'éducation au Panama, au milieu de discussions visant à remplacer la réglementation en vigueur depuis 1946.
Le président a insisté sur le fait que le processus devait se dérouler avec un large consensus, à l'instar de ce qui s'est passé avec la réforme de la Caisse de sécurité sociale, et a averti que la priorité n'était pas la rapidité, mais la qualité du résultat final.
Lors de l'inauguration de l'école de la République du Venezuela, Mulino a souligné que la nouvelle législation doit être largement consultée et débattue à l'Assemblée nationale, permettant la participation de différents secteurs.
« Je ne suis pas pressé d’approuver cette loi », a-t-il réitéré, tout en soulignant que l’éducation nécessite une vision moderne adaptée aux défis actuels, notamment l’impact de la technologie et de l’intelligence artificielle sur l’apprentissage.
Le président a également averti que le pays ne peut pas continuer à fonctionner avec une loi éducative datant du milieu du siècle dernier, car celle-ci limite la capacité de transformation du système.
En ce sens, il a déclaré que le débat devait être construit à partir de multiples contributions techniques et sociales, en évitant des décisions hâtives qui pourraient compromettre l'avenir du système éducatif panaméen.

Le débat se déroule dans un scénario où il y a deux initiatives parallèles pour réformer la loi éducative, l'une promue par l'Exécutif et l'autre par l'Assemblée Nationale.
Cette dualité pourrait générer des tensions dans le processus législatif, en raison de la nécessité d’unifier les critères et d’éviter les duplications, ce qui ajoute à la complexité d’un débat déjà confronté à des défis structurels.
Dans ce contexte, le président a participé à l'inauguration de l'école de la République du Venezuela, une œuvre qui représente un symbole du retard et de la récupération de l'infrastructure éducative du pays.
Le projet a duré environ sept ans, après que la structure originale ait été complètement démolie en raison de la détérioration de ses fondations, après des années d'abandon.
Mulino a rappelé que pendant des années le campus est resté dans des conditions critiques, étant même occupé par des personnes extérieures au système éducatif.
Les travaux ont été relancés après de multiples tentatives infructueuses et ont finalement abouti à une reconstruction totale, qui a permis de livrer un centre moderne adapté aux demandes actuelles.

La nouvelle infrastructure bénéficie à plus de 1 600 élèves et compte 28 salles de classe théoriques, un bureau psychopédagogique et des espaces conçus pour les élèves ayant des besoins spéciaux, ainsi que des espaces de soutien pour le préscolaire.
L'investissement a dépassé 21 millions de dollars, destinés à construire une toute nouvelle structure à partir de zéro.
Pour sa part, la ministre de l'Éducation, Lucy Molinar, a souligné que ce projet fait partie d'un plan plus large de transformation du système éducatif à travers l'infrastructure et la mise à jour des programmes, soulignant que plus de 50 centres éducatifs ont déjà été construits.
Il a également indiqué qu'il y a plus de 2.000 projets en cours d'exécution, y compris des grands, moyens et petits travaux, dans le cadre de la stratégie nationale.
Molinar a également souligné la modernisation du processus éducatif, en soulignant le lancement d'un nouveau programme d'enseignement de l'anglais, qui abandonne le
techniques de répétition traditionnelles et se concentre sur des outils plus dynamiques. Le responsable a assuré que ce modèle sera accessible au niveau national, soutenu par l'avancement de la connectivité dans les écoles, qui atteint déjà près de 95%.

Le président, pour sa part, a insisté sur le fait que l'amélioration de l'éducation ne dépend pas seulement de la construction d'écoles, mais aussi de l'actualisation de la législation permettant de combler les écarts.
Il a souligné que l'enseignement public doit être égal à l'enseignement privé en termes d'accès aux outils et à la technologie, dans le cadre d'un effort global visant à améliorer la qualité du système.
Enfin, Mulino a réitéré que la transformation éducative doit être un processus collectif, auquel participent les autorités, les enseignants, les étudiants et la société civile.
Il a assuré que ce n'est que par le dialogue et la construction commune que nous pourrons avancer vers une éducation plus équitable, capable de répondre aux défis du pays et de garantir de meilleures opportunités aux nouvelles générations.