Le spécialiste de la mobilité routière, DaryTerrero, a proposé que l'ambassade des États-Unis en République Dominicaine et l'État dominicain évaluent un mécanisme permettant de vérifier si un demandeur de visa a des amendes de circulation impayées, dans l'idée d'utiliser cette procédure comme incitation à la collecte et d'allouer une partie de ces ressources à un système de photo-amendes.
L'initiative s'inscrit dans un diagnostic plus large de la sécurité routière dans le pays. Terrero a soutenu que l'insécurité de la circulation, des transports et des routes constitue une urgence et a déclaré que chaque année, environ 4.000 personnes meurent en République Dominicaine à cause de cette cause, comme l'indique le programme Juego Político, cité par Aujourd'hui numérique.
L'approche repose sur un comportement qui, selon l'analyste, se répète chez de nombreux citoyens : ils accumulent les infractions pendant de longues périodes et ne les paient que lorsqu'ils doivent accomplir une procédure qu'ils considèrent comme prioritaire. Sur cette base, il a suggéré d'intégrer la vérification des amendes dans les processus associés à la demande de visa américain.
« Ici, le Dominicain ne paie pas les amendes jusqu'à ce qu'il fasse une procédure. Quand il va obtenir un papier de bonne conduite, quand il va renouveler la licence. Ainsi, quand vous allez au consulat, ils demandent ces documents. C'est même quelque chose que l'État et l'ambassade pourraient faire à leur discrétion sans l'annoncer », a déclaré Terrero aux médias.

Il a ajouté que si un tel système commençait à être mis en œuvre, ce seraient les citoyens eux-mêmes qui feraient connaître la nécessité de se rattraper avant de se rendre au consulat. « Le Dominicain protège son visa au prix de sa vie », a-t-il déclaré.
L'approche décrite par Terrero ne signifie pas que la représentation diplomatique américaine utilise aujourd'hui les amendes de circulation comme critère pour approuver, refuser ou conditionner un visa. La publication précise qu'il s'agit d'une idée qui devrait être évaluée à la fois par les autorités dominicaines et par les autorités américaines.
La proposition, comme l'explique le spécialiste, consisterait à ouvrir une vaste conversation institutionnelle pour déterminer s'il existe un moyen de coopération juridiquement viable. L'objectif serait de profiter d'une procédure d'un grand intérêt citoyen pour stimuler le respect des obligations en suspens, sans transférer de pouvoirs qui correspondent aux autorités dominicaines ni modifier les procédures d'évaluation de l'immigration établies par les États-Unis.
Ce point répond au cœur du débat : la révision des amendes serait, dans sa démarche, un instrument d'incitation au paiement et non une condition de fond de la politique consulaire américaine.
L'initiative fait partie d'un programme plus large de contrôle du trafic avec un soutien technologique. Terrero a souligné que la loi 63-17 sur la mobilité, les transports terrestres, le transit et la sécurité routière donne à Intrant le pouvoir de mettre en œuvre des mécanismes visant à améliorer le contrôle sur les routes.

Sur la base de ce cadre, il a proposé qu'une partie des ressources obtenues grâce aux violations soit utilisée pour développer et maintenir un système d'amendes photo. Ce dispositif permettrait de détecter automatiquement certaines infractions au code de la route et d'étendre la capacité de surveillance dans les zones où il n'est pas possible de maintenir une présence permanente d'agents.
Le mécanisme, selon l'explication recueillie par Aujourd'hui numériqueservirait à documenter les violations utilisant des équipements technologiques et à produire des preuves des infractions commises. Dans le même temps, il chercherait à améliorer la transparence concernant l’utilisation des fonds générés par les sanctions.
En résumé, la proposition rassemble trois volets : inciter au paiement des amendes, donner plus de clarté sur la destination de ces ressources et utiliser une partie d'entre elles dans des outils de contrôle automatisés. Terrero l'a formulé dans la nécessité de répondre à une situation qu'il a qualifiée de critique pour la sécurité routière dominicaine.