Un Hondurien identifié comme Junior Fernando Monge Gómez, 27 ans, a été capturé en Espagne après être resté un fugitif de la justice hondurienne, où il fait l'objet d'une enquête pour sa participation présumée à des délits liés au trafic de drogue et pour son lien présumé avec une structure criminelle dédiée au trafic international de cocaïne.
L'arrestation a été réalisée par des agents de la Garde civile espagnole, en coordination avec la Police internationale (Interpol), lors d'une descente effectuée dans une maison située dans la municipalité de Santa Cruz de la Serós, dans la province de Huesca, au nord-est du pays européen.
Selon les informations fournies par les autorités, le Hondurien était recherché via une notice rouge d'Interpol, après que les tribunaux nationaux ont émis un mandat d'arrêt pour le délit présumé de trafic de drogue.
L'enquête indique que Monge Gómez a quitté le Honduras pour s'installer en Espagne dans le but d'échapper à la justice. Sa localisation a été possible grâce à l'échange d'informations de renseignement entre la police nationale hondurienne, la Direction nationale de la police antidrogue (DNPA), Interpol et les autorités espagnoles.
Cette capture représente l'un des coups les plus récents portés contre une structure criminelle accusée d'exploiter des routes de trafic de drogue entre le Honduras, l'Amérique centrale et d'autres marchés internationaux, selon les enquêtes menées par la DNPA.
Selon les rapports de police, Junior Monge est considéré comme l'un des principaux dirigeants de l'organisation connue sous le nom de « Los Monges », un groupe sur lequel les autorités honduriennes enquêtent pour leur participation présumée au trafic international de cocaïne.

Les enquêtes affirment que cette structure utilisait le corridor de la côte atlantique du Honduras pour acheminer des expéditions de drogue à destination des États-Unis et de l'Europe. De même, les autorités enquêtent sur d'éventuels liens entre l'organisation et des réseaux criminels opérant au Guatemala et au Mexique.
La capture du suspect intervient quelques jours après une série d'opérations menées par la Direction Nationale Antidrogue de la Police Nationale contre la même organisation criminelle, dans le cadre d'une stratégie visant à affaiblir ses opérations.
Le 22 juin, des agents antidrogue ont capturé deux autres membres présumés de « Los Monges » lors de descentes menées dans le village d'El Caracol, municipalité de Potrerillos, département de Cortés, où ont également été collectés des preuves liées à l'enquête.
En outre, ces derniers jours, la DNPA a fait état de la saisie de prétendues plantations de feuilles de coca, de pépinières clandestines et de laboratoires rustiques qui, selon les enquêtes, seraient liées à des structures dédiées au traitement et au trafic de drogue dans le nord du pays.
Les autorités considèrent que ces opérations s'inscrivent dans le cadre d'une offensive visant à démanteler les organisations dédiées au trafic de drogue et à réduire leur capacité opérationnelle, notamment dans les zones stratégiques utilisées pour le transfert de stupéfiants.
Après la capture de Monge Gómez, les autorités du Honduras et de l'Espagne entameront les procédures correspondantes par l'intermédiaire des bureaux centraux nationaux d'Interpol pour coordonner le processus d'extradition vers le territoire hondurien.

Une fois les procédures juridiques et diplomatiques accomplies, le Hondurien doit être transféré dans le pays pour rester à la disposition des organes juridictionnels compétents et répondre des crimes qui lui sont reprochés.
La notice rouge d'Interpol constitue l'un des principaux mécanismes de coopération policière internationale pour localiser et arrêter les personnes recherchées par la justice, permettant la collaboration entre différents pays dans les affaires de criminalité organisée et de criminalité transnationale.
Tandis que le processus d'extradition progresse, les autorités honduriennes maintiennent ouvertes les enquêtes liées à la structure « Los Monges », dans le but d'identifier d'autres membres présumés, de démanteler leurs réseaux de soutien et de renforcer les procédures judiciaires contre les personnes impliquées.