Il existe peu d’informations sur Ronald Ojeda, un ancien officier de l’armée vénézuélienne qui aurait été kidnappé mercredi à son domicile de Santiago, au Chili, par quatre individus cagoulés qui prétendaient être des détectives de la police d’enquête de ce pays.
Ojeda, 32 ans, est un premier lieutenant accusé par le gouvernement du président Nicolas Maduro d’être impliqué dans , qui, en janvier, appartenait aux Forces armées nationales bolivariennes (FANB).
Son nom, ainsi que celui de 32 autres officiers, figure sur une liste de professionnels de l’armée désignés comme « traîtres » pour avoir été « impliqués dans des conspirations à travers la planification d’actions criminelles et terroristes », qui envisageaient même l’assassinat de Maduro, selon le document.
Selon les médias chiliens, l’ancien militaire a obtenu l’asile politique à la fin de l’année dernière, mais le gouvernement a exclu mercredi de donner des informations sur son statut juridique, car la loi sur les réfugiés interdit de divulguer des détails à ce sujet.
Ojeda s’identifie dans son profil sur le réseau social. Il affirme avoir été torturé.
Le soldat rétrogradé affirme que 249 jours plus tard, il s’est évadé de la prison militaire de Ramo Verde, près de la capitale vénézuélienne. En novembre 2017, les médias locaux ont rapporté la fuite d’au moins 9 soldats, dont Ojeda.
De plus, dans ses messages sur le réseau social, il critique le gouvernement vénézuélien.
Recherche en réserve
Les autorités chiliennes ont lancé une opération pour retrouver Ojeda, après que ses proches ont signalé sa disparition. Le ministère public a déclaré l’enquête « réservée », de sorte que les informations rendues publiques sont limitées.
Les médias chiliens soutiennent que le dernier indice d’Ojeda est le véhicule Nissan Versa avec lequel l’enlèvement a eu lieu aux premières heures de mercredi et qui a été abandonné à environ 12 kilomètres du domicile d’Ojeda.
Un gilet pare-balles, deux étuis et un chargeur pour arme de 9 millimètres ont été retrouvés dans la valise de la voiture.
Le sous-secrétaire à l’Intérieur du Chili, Manuel Monsalve, a annoncé mercredi après-midi qu’une alerte internationale avait été lancée à Interpol et que le contrôle aux frontières avait été ordonné d’être renforcé en réponse à l’enlèvement présumé d’Ojeda.
« Le gouvernement prend en charge toutes les hypothèses possibles », a-t-il assuré depuis le palais de La Moneda, à Santiago du Chili.
Concernant l’hypothèse d’opérations présumées de contre-espionnage vénézuélien sur le territoire chilien, Monsalve a déclaré qu’elle était « prématurée » et a exclu qu’ils aient établi, pour le moment, des contacts avec les autorités vénézuéliennes.
« Le gouvernement a l’obligation de faire toutes les hypothèses et donc de prendre des mesures pour tous les scénarios possibles, mais je pense qu’il est prématuré de tirer une conclusion. « Qui est responsable puisque c’est lui qui est en charge de l’enquête, qui est le ministère public, qui est chargé de confirmer ou d’infirmer les différentes hypothèses entourant ce crime », a-t-il assuré.