Les ministres des Affaires étrangères des pays du Mercosur ont exprimé leur intérêt à clôturer avant décembre l'accord de libre-échange avec l'Union européenne (UE), mais ont exigé que les garanties agricoles soulevées par le bloc européen respectent ce qu'ils ont précédemment convenu entre les deux parties.
Le procès a été déposé dans un communiqué publié par les ministres des Affaires étrangères du Mercosur après une réunion à Rio de Janeiro.
Le texte indique que les ministres des Affaires étrangères « ont pris note » de l'inclusion d'une proposition de réglementation communautaire sur les garanties agricoles entre les documents soumis au Conseil de l'Union européenne pour approbation.
Selon la note conjointe, les ministres « ont souligné que l'adoption de tout règlement sur les garanties entre les parties doit être en pleine conformité à ce qui était déjà convenu dans l'accord (libre-échange avec le Mercosur) ».
Ils ont également averti que les éventuelles garanties devaient respecter les normes multilatérales de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
Les ministres des Affaires étrangères ont indiqué que les pays du Mercosur se réservent le droit d'adopter à l'avenir les mesures de la sauvegarde stipulées dans l'accord.
Dans le communiqué, en outre, ils « ont réaffirmé leur disposition » pour signer l'accord européen de l'Association Mercosur-Union pendant la présidence temporelle du Brésil, qui culmine en décembre.

Les possibilités de signer l'accord lors du prochain sommet des chefs d'État de Mercosur à Brasilia ont augmenté après la décision de la Commission européenne, qui a proposé il y a deux semaines un pacte provisoire pour accélérer l'entrée en vigueur des aspects commerciaux.
La Commission européenne a fait valoir que ce pacte permettrait «dès que possible» la partie commerciale de l'accord, facilitant son entrée en vigueur sans exiger l'approbation individuelle de chaque État membre.
La proposition envisage l'activation des accords commerciaux par le biais du pacte provisoire, qui doit être remplacé plus tard par l'accord complet, par des dispositions politiques et des clauses des garanties, et qui nécessitera une ratification individuelle par chaque État membre.
Au cours de la réunion à Rio de Janeiro, les ministres des Affaires étrangères ont également signé un accord de libre-échange avec la European Free-Frade Association (ALEC), composée de Suisse, de Norvège, de Liechtenstein et d'Islande, ce qui crée un marché d'environ 300 millions de consommateurs et un GDP conjoint de plus de 4,3 milliards de dollars.
Les représentants du bloc ont indiqué leur «objectif ferme» pour conclure cette année les négociations de libre-échange avec les Émirats arabes unis.
Ils ont également souligné le « repris imminent du processus de négociation » avec le Canada, avec une réunion des négociateurs prévue pour les 9 et 10 octobre, et a exprimé l'intention d'élargir les secteurs couverts par l'accord des préférences tarifaires en négociation avec l'Inde.
La déclaration indique que les ministres des Affaires étrangères « ont réitéré leur engagement à faire avancer les négociations pour un accord de libre-échange avec El Salvador, ainsi que dans les dialogues avec la République dominicaine et le Panama ».
Enfin, les dialogues exploratoires qui maintiennent avec le Vietnam, l'Indonésie et le Japon ont souligné.