Ainsi, le pays est passé de 105 à 79 vols internationaux par semaine, après que ses autorités ont annoncé la révocation des permis d'Iberia, TAP, Turkish Airlines, Avianca, Latam Colombia et Gol.
La décision, qui concerne deux compagnies européennes, une eurasienne et trois sud-américaines, reste en vigueur, malgré la demande de l'Association du transport aérien international (IATA), qui regroupe plus de 300 compagnies aériennes dans le monde, de la reconsidérer.
Les destinations qui restent officiellement actives sont le Mexique (Sainte-Lucie et Cancún), la Colombie (Bogotá), le Panama, le Pérou (Lima), Curaçao, Cuba (La Havane), Saint-Vincent-et-les Grenadines et la Barbade.
La société publique vénézuélienne Conviasa propose également des voyages en Chine (Canton), en Russie (Moscou et Saint-Pétersbourg) et à Varadero, à Cuba, selon son site Internet.
Wingo, Satena, Copa et Boliviana de Aviación maintiennent également leurs opérations, ainsi que les locales Rutaca, Laser, Estelar et Venezolana de Aviación, avec des voyages internationaux.
Il n'a pas encore été confirmé si le Venezuela révoquerait le permis d'exploitation d'Air Europa et de la compagnie espagnole Plus Ultra, qui a également annulé des vols.

En réponse à la décision des autorités du ministère vénézuélien des Transports et de l'Institut national de l'aéronautique civile (INAC), Avianca a annoncé ce vendredi la suspension de la vente et de l'exploitation de vols à destination et en provenance de son pays voisin.
« La compagnie aérienne est convaincue que la situation de la connectivité aérienne au Venezuela évoluera favorablement et réitère son intention de reprendre ses opérations dès que les conditions le permettront », a déclaré la compagnie colombienne dans un communiqué.
De son côté, la compagnie espagnole Air Europa a annulé mardi prochain les deux fréquences entre Madrid et Caracas « pour des raisons indépendantes de la volonté » de la compagnie aérienne, comme le rapporte une publication sur ses réseaux sociaux.

Le 21 novembre, cinq jours après que les États-Unis ont annoncé l'entrée dans les eaux caribéennes du porte-avions USS Gerald R. Ford, le plus grand au monde, la Federal Aviation Administration (FAA) du pays nord-américain a appelé à une « extrême prudence » lors du survol du Venezuela et du sud des Caraïbes, face à ce qu'elle considère comme « une situation potentiellement dangereuse » dans la région.
Dès le lendemain, les vols internationaux ont été annulés en cascade, à laquelle s'est ajoutée la recommandation d'Enaire, le directeur de la navigation aérienne espagnole, de ne pas survoler cet espace aérien avant le 1er décembre, à la suite d'une analyse des risques réalisée par l'Agence nationale de la sécurité aérienne (AESA).
Lundi, le Venezuela a donné aux entreprises 48 heures pour reprendre leurs activités, avec un avertissement pour annuler les permis de celles qui ne le feraient pas, un délai qui a expiré à midi heure locale (16h00 GMT) le 26 novembre.
Ce jour-là et près de douze heures après la fin du délai accordé, l'autorité aéronautique vénézuélienne a annoncé la cessation des concessions aux six compagnies aériennes, qu'elle accusait de « s'associer aux actions de terrorisme d'État promues » par les États-Unis.
L’arrêt définitif des opérations de ces compagnies aériennes est un coup dur pour le pays producteur de pétrole, qui disposait déjà d’une faible offre de vols directs, même si sa connectivité s’était améliorée après la pandémie de coronavirus.
Le Venezuela comptait au total 352 fréquences hebdomadaires internationales en 2013, le « moment de pointe », un chiffre qui a été réduit en six ans à « seulement 100 » en 2019, en raison du « retrait progressif des compagnies aériennes » dû à « l'impossibilité de rapatrier les fonds vers leurs pays d'origine », ainsi que « la chute du marché », selon l'Association des compagnies aériennes du Venezuela (ALAV).
Et si on le compare à 2013, le Venezuela compte aujourd’hui 77,5 % de vols en moins par semaine.