La lucilie bouchère provoque une alerte sanitaire au Nicaragua en raison d'une augmentation des infections chez l'homme

L'expansion de la lucilie bouchère au Nicaragua a mis les autorités sanitaires en alerte, après avoir confirmé 271 cas chez l'homme et un total de 27 916 infections chez diverses espèces, selon l'Institut de protection et de santé agricole (IPSA).

Le plus grand nombre de victimes humaines se trouve dans le département de Managua, avec 114 diagnostics. Ils sont suivis par Masaya avec 30, Chinandega avec 26, Carazo avec 19 et León avec 17. Les chiffres montrent que le problème ne se limite pas à une seule région, mais s'étend à tout le pays.

L'IPSA a précisé que l'infestation humaine se produit généralement lorsque les larves pénètrent dans des plaies ouvertes, principalement par contact avec des animaux infestés tels que des chiens et des chats. Le directeur de l'organisation, Ricardo Somarriba, a averti que certains patients présentaient des symptômes graves, dus à la présence de larves dans des zones sensibles comme le visage, les organes génitaux et le buste.

L’épidémie ne touche pas seulement les gens. Selon le décompte officiel, les bovins arrivent en tête de liste avec 19 105 cas, suivis par les porcs (4 048), les chiens (2 362), les chevaux (1 426), les moutons (461), les humains (271), les chèvres (181), les animaux sauvages (39) et les oiseaux (23). Cette distribution montre la portée transversale du parasite parmi les animaux à sang chaud.

La maladie, causée par

Les zones rurales de Río San Juan, Rivas et la région autonome de la côte sud des Caraïbes concentrent la majorité des cas. Ces zones, situées à la frontière avec le Costa Rica, sont indiquées comme un possible point d'entrée de la peste, éradiquée au Nicaragua depuis 25 ans.

Depuis avril 2024, le gouvernement nicaraguayen maintient une alerte nationale sur la santé animale. La mesure comprenait l'activation de 122 techniciens à sept points de contrôle près de la frontière sud, en réponse à la réapparition de la lucilie bouchère après son éradication officielle en 1999.

Dans le contexte régional, les autorités nicaraguayennes ont signalé que le Panama et le Costa Rica ont également signalé des animaux infectés par la lucilie bouchère, ce qui accroît les inquiétudes quant à sa progression en Amérique centrale.

La maladie, causée par les larves de la mouche Cochliomyia hominivorax (Coquerel), se développe lorsque ces insectes pondent dans les plaies ouvertes des animaux et des humains. Les larves émergentes consomment des tissus vivants, aggravant ainsi l’état des personnes infectées.

En guise de réponse internationale, le gouvernement

En guise de réponse internationale, le gouvernement des États-Unis a alloué 110 millions de dollars pour stopper la propagation de ce parasite dans la région d'Amérique centrale. La surveillance épidémiologique dans les zones frontalières est maintenue dans le cadre des efforts visant à contenir une crise qui affecte à la fois la santé publique et le secteur de l'élevage.

La résurgence de la chenille bouchère en Amérique centrale a déclenché une crise sanitaire et économique qui affecte à la fois le bétail et la faune sauvage, et présente des risques latents pour l'homme.

Depuis sa réapparition au cours de la dernière décennie, la chenille bouchère a progressé géographiquement. Au Panama, depuis 2022, près de 50 000 cas ont été enregistrés chez le bétail et plus de 160 chez l'homme, selon les données de yucatan.com.mxqui marque l’épicentre actuel de l’épidémie.

Les spécialistes s'accordent à dire que la propagation rapide du parasite est liée, dans une large mesure, au trafic illégal de bétail, une activité qui facilite la transmission sans contrôle sanitaire. programmes.wcs.org a averti que la mobilité irrégulière des animaux augmente la pression épidémiologique et rend plus complexe le suivi des sources d'infection.

Il ver bouchère (Cochliomyia hominivorax) est une larve de mouche capable d'envahir les plaies ouvertes et de se nourrir de tissus vivants, ce qui lui confère un potentiel morbide très élevé : elle produit des infections graves et met en danger la vie de l'hôte, qu'il s'agisse d'un animal domestique, d'un animal sauvage ou, dans une moindre mesure, de l'homme. L’impact économique de la peste et sa menace pour la santé publique nécessitent une surveillance permanente de l’évolution de l’épidémie.