La création d'une banque de peau et de tissus en République dominicaine marquera une étape importante dans la prise en charge des patients gravement blessés, notamment ceux qui ont subi des brûlures.
Cette annonce, faite par le ministre de la Santé publique Víctor Atallah, implique une expansion significative des ressources sanitaires disponibles, dans un pays où les besoins en matière de dons et de transplantations commencent à occuper une place centrale dans l'agenda public, comme l'a rapporté le responsable à un média local.
Ces progrès sont complétés par le renforcement du système de soins complets, grâce à l'augmentation du budget spécifique pour les brûlés et à l'inclusion de nouveaux médicaments dans le traitement hospitalier.
Le ministre Víctor Atallah a expliqué que l'initiative est développée en collaboration avec l'Institut de Coordination des Transplantations (Incort) et qu'elle permettra de traiter des patients qui nécessitent des greffes de peau ou de tissus en raison de blessures graves.
Outre l'installation future de la banque, le ministère a intégré trois nouvelles unités de soins des brûlés dans le système de santé publique, élargissant ainsi la couverture nationale pour ces cas critiques.
En parallèle, la carte d'identité et la carte électorale dominicaines ont intégré la possibilité d'enregistrer le statut de donneur. Atallah a précisé que cette modification institutionnalise la sensibilisation au don d'organes et de tissus, en promouvant publiquement l'importance de sauver des vies grâce au don.
Le ministre a souligné : « Il s’agit de veiller à ce que nous mettions tous le mot donateur dans nos têtes (…) Cela fait déjà comprendre que le don est une entité importante pour sauver des vies. »

L'augmentation du budget alloué aux soins des brûlés implique la disponibilité de davantage de ressources, tant en équipements qu'en médicaments de pointe, pour le traitement immédiat et prolongé des blessures graves. Atallah a expliqué que l'amélioration des médicaments permettra d'offrir des réponses plus efficaces dans les hôpitaux publics.
Au cours de l'interview accordée au Sol de la Mañana, Atallah a analysé l'impact financier et social du programme High Cost. Selon le responsable, le programme a servi un peu plus de deux mille patients, alors qu'actuellement le chiffre s'élève à 8.230 personnes couvertes par cette modalité spéciale. Atallah a précisé : « Plus d'argent est dépensé dans les dépenses élevées pour couvrir les 10 ou 11 millions de Dominicains du pays. C'est un investissement énorme. »
Cette croissance a nécessité l'allocation d'un budget considérable, puisque la catégorie Coût élevé dépasse les dépenses consacrées au reste des médicaments pour l'ensemble de la population. Le ministre a souligné que le principe directeur de ce modèle est l'inclusion, intégrant le plus grand nombre possible de bénéficiaires dans les programmes sociaux de santé.

Dans le domaine de la santé mentale, Víctor Atallah a souligné l'ampleur du problème aux niveaux mondial et local. Plus d’un milliard de personnes sur la planète sont confrontées à un type de trouble de santé mentale, tandis que le suicide est la troisième cause de décès chez les jeunes de 15 à 29 ans.
En réponse, le ministère envisage de modifier la loi sur la santé mentale, en intégrant son propre budget, des plans de soins spécifiques, un financement au sein du système de sécurité sociale et la création de protocoles uniformes au niveau national. Le responsable a indiqué que la disponibilité de lits psychiatriques a également connu une récente augmentation : 26 nouveaux lits ont été ajoutés au cours de la seule semaine dernière, avec la projection d'atteindre 500 lits supplémentaires avant la fin de l'année.
Atallah a souligné que la réforme aura une portée globale, visant une approche systématique couvrant les différents niveaux de soins et les besoins du secteur.

En termes de soins primaires, Víctor Atallah a indiqué que le pays compte actuellement 900 unités de soins primaires (UNAP), et que l'objectif du gouvernement est d'augmenter ce nombre entre 1.700 et 1.800 centres répartis sur tout le territoire national. Cet agrandissement s'accompagne de l'amélioration des installations, de la mise à jour des protocoles cliniques et de campagnes spécifiques pour expliquer à la population quand et pourquoi se rendre dans ces centres de haut niveau.
Atallah a souligné que l'accent est mis sur la prévention et le traitement précoce des maladies chroniques. Le diabète et l'hypertension arrivent en tête de liste des causes de consultation et de mortalité dans le pays. Ils représentent, selon le ministre, la principale cause des crises cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux et des visites médicales. Pour contrecarrer cet impact, le programme HARTS a été mis en œuvre en coordination avec l'Organisation Mondiale de la Santé (OPS), considérée comme une référence régionale. 70 % des centres de premier niveau l’appliquent déjà et près de 400 000 personnes bénéficient de médicaments gratuits et d’un suivi régulier tous les trois mois grâce à un passeport santé numérique.
L'une des réalisations soulignées par Atallah est que grâce à HARTS, 81 % de la population hypertendue est sous contrôle clinique adéquat. Par ailleurs, il a souligné que ces maladies motivent 60% des consultations hospitalières.
Le processus de modernisation technologique avance parallèlement. Le ministre a indiqué qu'il est prévu de disposer d'un seul dossier numérique par patient vers la fin de 2026 ou le début de 2027, permettant ainsi une plus grande efficacité dans l'ensemble du système.