Les autorités ont suspendu tous les cours à La Havane ce jeudi après une panne massive provoquée par une panne de la centrale thermoélectrique Antonio Guiteras, qui a laissé la capitale et de vastes zones de l'ouest de Cuba sans électricité depuis mercredi midi.
La mesure touche plus de 300 000 élèves et s'étend aux jardins d'enfants, mettant fin à l'activité éducative dans la ville la plus peuplée de Cuba.
Plus de six millions de personnes, dont des familles de La Havane, se sont retrouvées sans électricité après qu'une fuite dans la chaudière de la centrale Antonio Guiteras ait forcé l'arrêt inattendu de son activité.

Cette centrale, l'une des plus importantes du pays, approvisionnait les deux tiers du territoire national, sa déconnexion a donc provoqué la chute du service électrique dans de grandes régions de l'ouest.

Selon la Compagnie nationale d'électricité de La Havane, jeudi matin, seulement 38,9% de la ville avait rétabli l'approvisionnement et la restauration progressait progressivement.
Face à l'urgence, les autorités de la dictature ont donné la priorité au rétablissement du service dans les hôpitaux, les cliniques et les réseaux d'approvisionnement en eau, en utilisant des systèmes de production indépendants dans les provinces voisines comme Matanzas.
Grâce à ces systèmes, une quantité limitée d'énergie a pu être acheminée vers la capitale pour couvrir les services essentiels, tandis que les travaux se poursuivaient pour reconnecter le reste du système électrique national.

Dans ce contexte, le Premier ministre, Manuel Marrero, et le ministre de l'Énergie et des Mines, Vicente De La O Levy, ont personnellement supervisé les tâches de récupération au centre d'opérations de fret.
L’interruption des cours a immédiatement modifié la vie quotidienne de la ville. De nombreux étudiants et enseignants sont rentrés chez eux en raison de l'impossibilité de faire fonctionner les écoles sans électricité.

Les voisins utilisaient du bois de chauffage et du charbon de bois pour cuisiner, partageaient la nourriture et s'adaptaient à l'obscurité des rues et des maisons, profitant de la lumière naturelle pendant la journée et recourant à des ampoules rechargeables ou à des bougies la nuit.

Cette panne représente l’épisode le plus récent d’une crise énergétique qui touche Cuba depuis la mi-2024. Au cours de cette période, le pays a connu au moins cinq pannes d'électricité nationales et plusieurs pannes partielles, la plus récente en décembre.
La dictature attribue le problème à l'âge des sept centrales thermoélectriques du pays, dont beaucoup fonctionnent depuis plus de 30 ans, ainsi qu'au manque d'investissements et de combustible, aggravé par les sanctions américaines.
Dans ce contexte, l'ambassade des États-Unis a alerté la population sur la possibilité d'interruptions prolongées de l'approvisionnement et a recommandé d'économiser le carburant, l'eau, la nourriture et les batteries.
L'instabilité du réseau électrique, caractérisée par des pannes fréquentes et prolongées, est devenue un défi pour la vie quotidienne et la sécurité alimentaire des Cubains.

L'Union Électrique a indiqué maintenir une coordination permanente entre les entreprises et les divisions territoriales, avec une surveillance en temps réel des réseaux et une répartition de la charge électrique selon les priorités les plus urgentes.