Le Conseil Fiscal Autonome (CFA) a publié mercredi son très attendu « Rapport sur l’écart par rapport à l’objectif d’équilibre structurel pour 2025 », qui confirme – et explique – les erreurs « répétées et significatives » qui ont conduit l’administration de Gabriel Boric à hériter d’un déficit budgétaire de 3,6% de la nouvelle administration de José Antonio Kast.
L'analyse a révélé que le solde structurel présentait un écart de 2,5 points de pourcentage du PIB par rapport à l'objectif initial de -1,1% – ce qui équivaut à environ 8 863 millions de dollars -, ce qui implique également un écart de 2,0 points de pourcentage par rapport à l'objectif actuel de -1,6%.
Selon le CFA, ce déséquilibre fiscal existe depuis trois ans, donc « il ne s’agit pas d’une situation transitoire » et dont les chiffres apparaissent élevés « en termes historiques pour une année sans événements extraordinaires ».
Ainsi, les raisons du déséquilibre répondent « principalement à des erreurs répétées et significatives dans la projection des revenus effectifs ;

Selon le Conseil budgétaire autonome, « la persistance de déficits structurels élevés, la tendance à la baisse des actifs du Trésor public (TP) et l’augmentation soutenue des charges d’intérêt configurent un scénario de tensions budgétaires qui renforce l’urgence de reprendre une voie crédible et vérifiable de consolidation budgétaire ».
« Toute révision à la baisse des revenus structurels devrait, en principe, être compensée par une correction proportionnelle des dépenses ou d'autres moyens disponibles au cours de l'année, afin de maintenir le respect de l'objectif budgétaire », ont-ils rappelé.
Pour cette raison, l'organisme autonome a souligné l'importance de parvenir à un équilibre entre une plus grande croissance économique, la réduction de l'évasion et de l'évasion fiscales, la création de nouvelles sources de revenus structurels et une plus grande efficacité des dépenses publiques.
Ils ont enfin appelé le ministère des Finances à mettre en œuvre « des mesures correctives (…) immédiatement après la clôture définitive de l'exercice budgétaire, qui devront être présentées aux commissions des Finances des deux chambres du Congrès national et au CFA ».