L'armée de la République Dominicaine arrête 39 Haïtiens sans papiers lors d'une opération frontalière

Au total, 39 haïtiens sans papiers ont été arrêtés par des soldats de l'Armée de la République Dominicaine lors d'une opération à Montecristi, dans un contexte de déportations massives que le gouvernement dominicain a intensifié après la mise en place de nouvelles mesures d'immigration.

Cette arrestation s'inscrit dans le cadre d'opérations récentes qui ont conduit à l'expulsion de dizaines de milliers de citoyens haïtiens en situation irrégulière, sur fond de tensions frontalières et d'appels internationaux pour arrêter les retours.

Selon l'armée, le 15. La société s'est chargée de l'arrestation et du transfert des 39 migrants, dont 23 femmes et 16 hommes, vers la forteresse de San Fernando, dans la province de Montecristi. Là, ils restent en détention dans le but d'être remis à la Direction générale de l'immigration pour poursuivre les procédures judiciaires prévues.

La province de Montecristi est

Le cas de Montecristi s'ajoute aux chiffres fournis par la Direction générale des migrations elle-même, qui rapporte que 67 940 Haïtiens ont été expulsés du pays entre janvier et février de cette année seulement. Les migrants concernés ont été détenus « en situation d'immigration irrégulière » dans le cadre d'actions coordonnées par les forces militaires et policières dans de nombreuses provinces, comme l'a détaillé l'institution dans un communiqué publié mardi.

Le bureau de l'immigration a assuré dans la note officielle que ces processus continueront à être renforcés : « Nous continuerons à renforcer les contrôles d'immigration sur tout le territoire national, dans le respect de la réglementation en vigueur et conformément aux procédures établies ». En outre, l’autorité a affirmé qu’elle garantit « la protection des droits humains des personnes détenues et expulsées vers leur pays d’origine ».

Les gardes surveillent les Haïtiens qui

Le durcissement de la politique d'immigration répond à une initiative du gouvernement dominicain, qui a ordonné en octobre 2024 l'intensification des expulsions massives de migrants haïtiens en situation irrégulière. Depuis, le nombre hebdomadaire de personnes expulsées est d'environ 10 000 Haïtiens, et les organisations internationales ont simultanément demandé au gouvernement dominicain de ne pas procéder aux retours, compte tenu de la grave situation en Haïti.

Entre janvier et juin 2025, les violences en Haïti ont coûté la vie à plus de 4 000 personnes, principalement en raison d'affrontements entre groupes armés et de la détérioration de l'ordre public. Cette crise humanitaire a conduit à des appels répétés de la communauté internationale à la République dominicaine pour qu'elle ralentisse le rythme des expulsions.

DOSSIER - Des Haïtiens sans papiers détenus

Parallèlement à ces opérations, le gouvernement dominicain a commencé la construction d'un mur d'enceinte à la frontière avec Haïti, dans le but de contenir non seulement le passage des migrants, mais aussi le trafic de drogue et d'armes. La mesure vise à renforcer le contrôle des flux migratoires et à accroître la surveillance des points frontières historiquement perméables.

L'opération de Montecristi et la détention des 39 citoyens haïtiens font partie de ce cadre d'action plus large, qui a abouti à un nombre record d'expulsions et à de nouvelles infrastructures de sécurité dans la zone frontalière.