Le gouvernement panaméen ordonne l'arrêt des activités à Río Abajo en raison de dommages environnementaux

Le Panama a ordonné la cessation totale et immédiate de toutes les activités dans le canal et dans les zones adjacentes du fleuve Abajo, après avoir confirmé la grave détérioration de l'environnement causée par des années de déversement illégal de déchets.

La décision a été adoptée par la Résolution DM-0114-2026 du Ministère de l'Environnement, après une série d'inspections techniques, d'opérations interinstitutionnelles et de plaintes citoyennes qui ont montré l'impact accumulé sur l'écosystème et les communautés voisines.

Le document officiel établit que l'arrêt immédiat des activités telles que le remplissage des gravats, l'élimination des déchets, le brûlage des déchets, la construction et la gestion informelle des matériaux recyclables est ordonné, considérant que ces pratiques ont généré des effets directs sur le plan d'eau, la servitude d'eau et les écosystèmes de mangroves à l'embouchure vers la baie de Panama.

Il s'agit d'une mesure de précaution, de prévention et d'intérêt public, compte tenu du risque environnemental identifié.

Les inspections effectuées par les autorités ont révélé que la rivière Abajo enregistre une forte pollution accumulée résultant de la mauvaise élimination des déchets solides et des matériaux encombrants, dont beaucoup proviennent d'activités de construction et de recyclage informel.

Équipements et machines utilisés dans

Ces dernières années, cette situation s'est aggravée en raison de l'augmentation des opérations clandestines de recyclage et de mise au rebut, qui ont transformé les zones proches du lit du fleuve en points d'élimination illégaux, générant une pression constante sur le système d'eau.

L'une des constatations les plus critiques a été la présence de remblais qui obstruent environ 70 % du lit de la rivière, modifiant sa dynamique naturelle et augmentant le risque de débordements.

Cette situation est directement liée aux inondations récurrentes dans les communautés voisines, comme Puente del Rey et Villas del Rey, ce qui montre que le problème n'est plus seulement environnemental, mais aussi social et sécuritaire pour la population.

Par ailleurs, les rapports techniques ont confirmé un impact important sur l'écosystème de la mangrove, estimé à des milliers de mètres carrés, en raison du dépôt de déchets et de l'altération du substrat naturel.

Ces zones font partie d'une zone de protection environnementale liée à la baie de Panama, ce qui aggrave l'ampleur des dégâts et renforce la nécessité d'une intervention immédiate de l'État pour éviter des conséquences irréversibles sur l'équilibre écologique.

Juan Carlos Navarro, ministre de

La résolution du ministère de l'Environnement (MiAmbiente) met également en garde contre la présence d'activités illégales sans permis environnementaux, notamment des ateliers et des opérations qui manipulent des déchets dangereux tels que des hydrocarbures et des déchets solides polluants.

Ces pratiques, en plus de ne pas respecter la réglementation en vigueur, génèrent des risques directs pour la santé de la population et la qualité de l'air et de l'eau, dans une zone densément peuplée et à forte pression urbaine.

Dans le cadre des mesures adoptées, le Ministère de l'Environnement a ordonné le retrait immédiat des machines, équipements et structures utilisés dans ces activités, ainsi que le scellement des accès et des points de rejets illégaux.

De même, un délai de 72 heures a été accordé pour enlever les débris, nettoyer la zone intervenue et commencer les processus de restauration environnementale, sous la supervision des autorités compétentes.

Le non-respect de ces dispositions peut entraîner l'ouverture de procédures administratives, civiles et pénales, telles qu'établies par la réglementation environnementale en vigueur.

La rivière Abajo se jette dans

La résolution précise que les actions détectées pourraient constituer des délits environnementaux classés dans le Code pénal, ce qui élève le niveau de gravité de l'affaire et ouvre la porte à des sanctions plus sévères contre les responsables.

Le ministre de l'Environnement, Juan Carlos Navarro, a qualifié la situation de « terrible » et « inacceptable », avertissant que la rivière a été transformée en décharge clandestine. Le responsable a souligné que ces pratiques détruisent non seulement des écosystèmes clés, mais mettent également en danger la santé de la population et augmentent la vulnérabilité aux inondations, insistant sur le fait que l'État agira pour empêcher que ces événements ne se reproduisent.

Pour sa part, le directeur de la Police Nationale, Jaime Fernández, a souligné que lors des actions opérationnelles, il a été possible de documenter le crime environnemental à travers des caméras et des entretiens, ce qui a permis de montrer comment ces activités illégales se déroulaient dans la zone.

Il a indiqué que ces preuves seront essentielles pour soutenir les enquêtes et responsabilités correspondantes, en coordination avec le ministère public.

Les autorités ont également confirmé que la zone sera soumise à un processus spécial de contrôle environnemental, dans le but de mettre en œuvre des mesures de récupération du canal, de restauration écologique et de réhabilitation de l'écosystème de mangrove.

Points de rejet identifiés

Ce processus comprendra des inspections continues, un suivi technique et des actions correctives, dans le but d'inverser la détérioration accumulée au fil du temps.

Le cas de la rivière Abajo reflète un problème plus large dans le pays, où une gestion inadéquate des déchets et des activités informelles ont généré des sources critiques de pollution dans les plans d'eau urbains.

L'intervention de l'État vise à mettre fin à cette tendance, mais souligne également la nécessité d'un contrôle, d'une surveillance et d'une responsabilité citoyenne accrus pour éviter que des situations similaires ne se reproduisent dans d'autres régions du pays.