Selon le communiqué, les relations bilatérales se limitent désormais à la sphère strictement consulaire, ce qui est interprété comme faisant partie de la stratégie des États-Unis visant à les isoler dans la région. Selon le ministère cubain des Affaires étrangères, le Costa Rica a demandé le départ du personnel diplomatique cubain à San José et permettra uniquement aux employés consulaires et administratifs de rester en service.
De son côté, le président du Costa Rica, Rodrigo Chaves, a déclaré mercredi que « l'hémisphère doit être débarrassé des communistes » et a exprimé qu'« il ne reconnaît pas la légitimité d'un régime qui opprime et torture » sa population.
« Nous devons nettoyer l'hémisphère des communistes, c'est aussi simple que cela. Chaque peuple doit le faire lui-même, mais nous n'allons pas donner de légitimité au régime qui opprime et torture aujourd'hui près de 10 millions de Cubains. Que Dieu bénisse les Cubains et j'espère qu'ils auront bientôt la liberté, la prospérité et les moyens de gagner leur vie », a déclaré Chaves.
L'ambassade du Costa Rica à La Havane n'a plus de représentation diplomatique depuis le 5 février. La décision officialisée ce mercredi vise, selon le gouvernement de Rodrigo Chaves, à envoyer un « signal ferme d'inquiétude et une invitation à produire des changements significatifs » dans la situation interne à Cuba.
Le gouvernement cubain a également rejeté l'expulsion de ses diplomates à Quito et a attribué la décision de l'Équateur à « une forte pression de Washington ». Ils insistent sur le fait que ces alignements régionaux font partie d’une campagne américaine visant à isoler diplomatiquement l’île. Pour le ministère cubain des Affaires étrangères, ces mesures ne pourront pas éloigner les peuples concernés, faisant référence aux figures historiques de José Martí et d'Antonio Maceo, qui unissent les deux nations dans une trajectoire commune. Selon les termes du ministère cubain des Affaires étrangères : « Rien ne peut éloigner les peuples de Cuba et du Costa Rica, unis par les liens indissolubles d’une histoire commune ».

Ce tournant diplomatique du Costa Rica et de l'Équateur montre un changement dans la position régionale à l'égard de Cuba. Pour le gouvernement cubain, ce résultat reflète les pressions extérieures et approfondit l'isolement, même s'il maintient que les liens historiques entre les peuples prévaudront malgré les récentes mesures gouvernementales.