Le Bureau du Procureur contre le crime de féminicide a coordonné avec la Police Nationale Civile l'arrestation de deux personnes dans le village de Las Mercedes, Barberena, Santa Rosa, dans le cadre d'une enquête sur des abus et des crimes sexuels commis contre une jeune fille. Selon les informations officielles, l'action répond aux ordonnances émises par le Tribunal de Première Instance pour Enfants et Adolescents du Modèle de Prise en Charge Intégrale pour Enfants et Adolescents (MAINA).
Parmi les personnes arrêtées figure Sindi M., qui fait face à des accusations de mauvais traitements sur mineurs. Selon l'accusation, la mère de la victime aurait facilité un environnement propice aux attaques contre sa fille en ne remplissant pas ses devoirs de protection et de soins. Les autorités soulignent que ce comportement exposait la mineure à des risques physiques, moraux et sexuels, en plus de mettre sa vie en danger.
Luis P. a également été arrêté et fait face à des accusations de tentative de féminicide, de viol avec peine aggravée et circonstances aggravantes particulières, d'agression sexuelle avec peine aggravée et de maltraitance sur mineurs. Selon l'enquête, Luis P. aurait commis ces crimes dans une maison locale, portant atteinte à l'intégrité physique et sexuelle de la jeune fille. Les rapports officiels indiquent que ses actes ont mis la vie du mineur en danger lors des récents événements.

L'affaire est sous la supervision du Ministère Public (MP), qui a souligné l'importance d'une réponse judiciaire efficace pour protéger les droits des enfants et des adolescents en situation de risque. Selon le dossier de l'enquête, l'intervention des autorités visait à mettre immédiatement fin à l'exposition de la victime à des situations de violence et d'abus.
Le Bureau du Procureur contre le crime de féminicide a réaffirmé qu'il continue de suivre l'affaire et, en coordination avec le MAINA et d'autres entités étatiques, évalue la situation de la jeune fille pour garantir sa protection complète pendant le processus judiciaire.
Au Guatemala, le Code pénal et des lois spécifiques telles que : la loi contre le féminicide et la loi contre la violence sexuelle, l'exploitation et la traite des personnes, punissent sévèrement les crimes sexuels et la violence contre les mineurs. Les abus physiques ou psychologiques sur mineurs impliquent 2 à 5 ans de prison. Le viol est puni de 8 à 12 ans, mais la peine peut aller jusqu'à 28 ans si la victime a moins de 14 ans, s'il existe une relation ou une autorité, ou si une violence extrême est utilisée.

Les actes d'agression sexuelle sans accès charnel sont passibles de peines de 5 à 8 ans, également aggravées par les mêmes circonstances. La tentative de féminicide bénéficie d'une peine réduite par rapport au crime commis, qui varie de 25 à 50 ans.
Le Code pénal prévoit des circonstances aggravantes lorsque le crime est commis avec cruauté ou par des personnes chargées de s'occuper du mineur. De plus, les mineurs de moins de 14 ans sont considérés comme incapables de consentir, de sorte que tout acte sexuel à leur égard constitue un délit. Les autorités soulignent que ces sanctions visent à protéger l'intégrité et l'épanouissement des victimes mineures.