Le gouvernement dominicain annonce des mesures d'économie d'énergie dans les bureaux publics à la lumière de la situation internationale

Le ministère de l'Énergie et des Mines de la République dominicaine a annoncé l'adoption de nouvelles directives obligatoires en matière d'économies d'énergie et d'efficacité énergétique dans les institutions gouvernementales, qui visent à renforcer l'austérité de l'État face à l'instabilité des marchés internationaux. Ces stratégies visent à réduire la consommation inutile d'électricité et à atténuer l'exposition du pays à la volatilité des prix de l'énergie, selon le ministre Joel Santos.

L'une des principales dispositions précise que les systèmes de climatisation des entités doivent fonctionner à une température minimale de 22 °C et doivent être éteints à la fin de chaque journée de travail à partir de 17h00. Santos a expliqué que cet ajustement est complété par la réalisation d'une maintenance préventive périodique des équipements, visant à optimiser les performances et à éviter une consommation excessive pendant les périodes critiques pour le réseau électrique national, ont indiqué les autorités.

Les institutions de l'État doivent effectuer une maintenance préventive périodique pour optimiser les performances et réduire la consommation électrique des équipements de climatisation. (Photo fournie par le ministère de l'Énergie et des Mines)

Le nouveau règlement prévoit également une intervention directe dans ce que l’on appelle la « consommation des vampires ». Le ministère ordonne la déconnexion physique des imprimantes, des micro-ondes et des téléviseurs pendant les week-ends et les jours fériés, une mesure qui, selon Joel Santos, vise à éliminer les dépenses cachées dues aux appareils qui continuent à consommer de l'énergie lorsqu'ils sont maintenus en « mode veille ». Il prévoit également l'extinction des lumières dans les zones inoccupées et la restriction de l'utilisation des ascenseurs en dessous du troisième niveau, encourageant ainsi les déplacements par escaliers.

Pour éviter les surcharges du réseau électrique national, la réglementation détermine que les institutions doivent reprogrammer leurs activités ayant la plus forte consommation d'énergie en dehors de la plage dite de « puissance de pointe », c'est-à-dire entre 18h00 et 23h00. Selon la résolution publiée par les autorités, cette planification stratégique vise à réguler la demande pendant les heures de plus grande tension dans le système.

Deux électriciens portant des casques et des harnais rouges travaillent sur une structure métallique avec des câbles et des isolateurs électriques sous un ciel bleu clair, l'un d'eux sur une échelle

D’autre part, l’État a inclus dans ces directives une gestion efficace de l’utilisation de l’eau. Les services publics seront tenus d'installer des capteurs et des contrôles automatiques dans les systèmes de pompage et d'agir immédiatement en cas de fuite, dans le but de minimiser les dépenses énergétiques liées à l'approvisionnement en eau.

La supervision de toutes ces dispositions reviendra au Vice-ministère de l'Innovation et de la Transition énergétique, qui sera chargé de vérifier le respect de la résolution R-MEM-ADM-019-2026, ainsi que de fournir un soutien, des orientations et des conseils techniques aux organisations impliquées. Les établissements publics doivent transmettre des rapports trimestriels détaillant les résultats obtenus et les actions spécifiques mises en œuvre pour réduire la consommation d'électricité.

La planification énergétique déplace les activités à forte consommation en dehors de la plage de puissance de pointe, entre 18h00 et 18h00. et 23h00 (Photo fournie par le ministère de l'Énergie et des Mines)

La résolution, en modifiant la réglementation antérieure, maintient en vigueur les dispositions antérieures qui n'ont pas été expressément modifiées et consolide l'objectif de garantir « l'utilisation efficace de l'énergie dans les institutions de l'État dominicain », selon les mots du ministre Santos. Sous ce nouveau régime, la République Dominicaine cherche à consolider une politique énergétique responsable et à ajuster les pratiques de consommation de ses agences étatiques aux défis actuels du marché international.