Le parti d'opposition vénézuélien Primero Justicia (PJ) a exigé la libération des anciens responsables de la défunte police métropolitaine, détenus il y a 24 ans. La revendication s'est renforcée dans un environnement marqué par des manifestations, des revendications salariales et des affrontements avec les forces de sécurité.
First Justice a diffusé sa demande via son compte officiel sur le réseau social
Le parti affirme qu'après les événements du 11 avril 2002, les anciens responsables ont été condamnés à des peines maximales pour leur prétendue participation aux événements liés au coup d'État manqué contre Hugo Chávez.

La demande de libération des anciens responsables de la Police Métropolitaine intervient dans un contexte de pression sociale et de mobilisation citoyenne, avec des milliers de personnes marchant vers le siège de l'Exécutif à Caracas, alors que le salaire minimum au Venezuela reste gelé à 130 bolivars par mois, soit moins de 30 cents pour un dollar, et que l'inflation d'une année sur l'autre dépasse 600%.
La réponse des forces de sécurité a consisté à utiliser des gaz lacrymogènes et à procéder à des arrestations pour disperser les manifestants.

Le cas de la police métropolitaine a été accompagné de déclarations d'organisations de défense des droits de l'homme au Venezuela.
Le vice-président directeur de l'ONG Foro Penal, Gonzalo Himiob, a déclaré dans Himiob : « 24 ans se sont écoulés depuis les événements du 11 avril 2002 et mes pensées vont aux policiers métropolitains qui ont été arbitrairement condamnés pour des crimes qu'ils n'ont pas commis ».

En mars dernier, l'avocate Theresly Malavé, représentante de l'ONG Justice and Process, a rapporté que la Cour d'appel de l'État d'Aragua avait rejeté la demande d'amnistie de trois des anciens fonctionnaires emprisonnés depuis 2003.
Les policiers Erasmo Bolívar, Héctor Rovaín et Luis Molina restent privés de liberté, condamnés à la peine maximale de 30 ans pour homicide qualifié de complicité, sous l'accusation d'avoir tiré sur des civils dans le contexte des événements d'avril 2002.
« Ce que nous avons vu dans les rues du Venezuela est une expression que personne ne peut arrêter », soulignant que le mouvement de défense de la dignité, de la justice et de la liberté s'est consolidé à partir des bases de la société.

Le leader de l’opposition a estimé que la répression officielle « accélère un processus de transition qui est imparable » et a soutenu que « le monde doit comprendre et assumer que les Vénézuéliens ne se contenteront pas d’autre chose que la pleine démocratie, la justice et la liberté ».