La Faculté de médecine du Honduras a convoqué une assemblée nationale d'information pour ce dimanche 19 avril 2026, qui aura lieu dans les hôpitaux et centres de santé de tout le pays entre 7h00 du matin et 7h00 du soir. L'activité vise à réunir le personnel médical pour analyser la situation actuelle du système de santé et définir une position commune concernant les problèmes de travail qui, selon ce syndicat, se sont accumulés ces derniers mois.
Cet appel intervient dans un contexte de tensions croissantes entre le secteur médical et les autorités après des plaintes répétées concernant les retards dans le paiement des salaires, les licenciements du personnel et la non-signature des contrats en cours. Du Collège médical du Honduras, on affirme que ces situations ont généré une instabilité dans les centres de santé et ont affecté à la fois les travailleurs et les soins aux patients.

Quelques jours avant cet appel, des médecins de différentes régions du pays ont mené des actions de protestation, notamment la suspension partielle des services dans les zones non critiques. Ces mesures ont affecté les consultations ambulatoires et certains soins programmés, même si les services d'urgence ont été maintenus. Le syndicat a expliqué que ces actions étaient une réponse à l'absence de progrès dans le dialogue avec les autorités. Les directeurs médicaux affirment que l'un des principaux problèmes reste le retard dans le paiement des salaires des agents de santé. Ils soulignent également l'existence de médecins licenciés qui n'ont pas été réintégrés dans leurs postes, ainsi que le manque de formalisation des contrats dans les différents centres hospitaliers. Selon le syndicat, ces situations se répètent dans plusieurs départements du pays sans solution claire.
Lors de l'assemblée du 19 avril, les médecins aborderont une série de points qu'ils jugent urgents. Parmi elles figurent la revendication du paiement des arriérés de salaire, la réintégration des professionnels licenciés et la révision des conditions de travail actuelles. La nécessité d'ajuster les salaires en fonction du coût de la vie sera également abordée, ainsi que le renforcement du système de santé publique grâce à une plus grande allocation de ressources.
Le syndicat insiste également sur le respect des accords préalables liés à l'organisation du système de santé et avec le personnel médical en formation. En outre, il est prévu que d'éventuelles actions futures soient analysées au cours de la journée si aucune réponse concrète n'est observée de la part des autorités.

Dans ce contexte, la Faculté de Médecine a signalé qu'au moins 422 médecins ont été licenciés dans différents centres de santé du pays. Sur ce total, il est mentionné que 48 correspondent à des spécialistes dans des domaines considérés comme sensibles, comme l'oncologie, la chirurgie, la néonatalogie et l'hématologie. Le syndicat prévient que le départ de ces professionnels impacte directement la capacité de soins des hôpitaux qui fonctionnent déjà avec des limites.
Le Dr Samuel Santos, président de la Faculté de médecine, s'est dit préoccupé par le manque d'ouverture au dialogue. C'est pourquoi ils réitèrent qu'ils maintiennent leur volonté de participer aux tables de travail techniques avec les autorités gouvernementales. « Ces espaces permettraient d'examiner les problèmes plus en détail et de rechercher des solutions. »
Bien que la participation à l'assemblée ait été déclarée obligatoire pour les membres, il a été établi que les services d'urgence, les unités de soins intensifs et les zones prioritaires doivent continuer de fonctionner normalement. L'objectif, selon l'appel, n'est pas d'interrompre les soins aux patients qui nécessitent une assistance urgente pendant la journée.