Les aspirations salariales au Panama ont enregistré une baisse cumulée de 7,87% au cours du premier trimestre 2026, dans un contexte où le marché du travail reflète des signes d'ajustement des attentes des travailleurs.
Le salaire moyen requis était de 984 $ en mars, consolidant une tendance à la baisse qui se poursuit depuis janvier et marque le niveau le plus bas depuis que cet indicateur est mesuré.
Le rapport sur le marché du travail de mars montre que, bien que janvier ait commencé avec une aspiration salariale moyenne de 1 011 dollars, suivi de février avec 994 dollars, la baisse progressive a conduit le mois de mars à clôturer avec une baisse mensuelle de 0,99% et une réduction interannuelle de 5,21%.
Ce comportement reflète un ajustement des attentes des candidats concernant les conditions actuelles du marché du travail.
L'analyse par niveau d'expérience montre des différences marquées. En mars, les postes de patron ou de superviseur ont enregistré un salaire moyen de 1 303 $, tandis que les postes semi-sénior et senior ont atteint 1 017 $, et le segment junior s'est établi à 745 $.
Tous les niveaux ont affiché des baisses par rapport au mois précédent, confirmant que la tendance baissière est transversale sur le marché.

L’écart salarial entre hommes et femmes reste un autre élément pertinent du rapport. En mars, le salaire exigé par les hommes était de 1 010 $, tandis que celui des femmes était de 959 $, ce qui représente un écart de 5,31 % en faveur des hommes.
Cet indicateur, bien qu'inférieur à celui de janvier, montre que des défis persistent en termes d'équité sur le marché du travail panaméen.
Au niveau sectoriel, les différences sont également notables. Dans le segment junior, des domaines tels que les ressources humaines ont enregistré les salaires les plus élevés avec 793 $, tandis que le secteur Autres a présenté les niveaux les plus bas avec 717 $.
En revanche, parmi les postes de direction, le secteur Technologie et systèmes a atteint 1 143 $, tandis que le secteur Autres s'est élevé à 869 $, ce qui montre des disparités importantes entre les industries.
Le comportement mensuel révèle également des baisses dans la plupart des domaines. En mars, le segment junior a enregistré une variation de -0,84%, tandis que dans les postes supérieurs, la baisse a été de -1,15%, des secteurs comme les ressources humaines ayant chuté jusqu'à 10,27% sur le mois.
Ces chiffres reflètent une pression généralisée sur les attentes salariales à différents niveaux d'expérience.
Concernant les salaires extrêmes, le rapport identifie des différences pertinentes entre les postes. Au cours du trimestre, les salaires les plus élevés ont été enregistrés dans des domaines tels que les infrastructures avec jusqu'à 3 000 $ aux niveaux de supervision, tandis que les plus bas ont été enregistrés dans des postes tels que l'entretien et le nettoyage avec 637 $ dans le segment junior.
Cet écart montre la segmentation du marché du travail selon la spécialisation et le niveau technique.

Le rapport souligne également que les secteurs des ventes et du commerce sont en tête tant en termes d'offres d'emploi que de candidatures, avec des parts de 14,43% et 10,50% respectivement dans les annonces, ce qui reflète une forte demande dans les domaines liés à l'activité commerciale. Cette dynamique confirme l'importance de ces secteurs dans la structure du marché du travail panaméen.
Sur le plan démographique, les jeunes font également preuve de comportements particuliers. Le groupe des 18 à 24 ans représente 18,35 % des candidatures, avec un salaire moyen requis de 735 $, ce qui montre un écart important par rapport à la moyenne générale du marché. Ce segment continue d'être l'un des plus actifs dans la recherche d'emploi, même si ses attentes salariales sont inférieures.
Le comportement du premier trimestre confirme une tendance claire : même si le marché du travail reste en mouvement en termes d'offre et de demande, les aspirations salariales s'ajustent à la baisse.
Ce scénario pose un défi pour l'équilibre entre les attentes des travailleurs et les conditions du marché, dans un environnement où la pression économique et la dynamique de l'emploi continuent de déterminer le cap des salaires au Panama.