Le régime d'Ortega prévient qu'il réagira à une éventuelle agression des États-Unis

L'événement s'est déroulé à une date centrale de l'histoire nationale : l'anniversaire de la défaite de l'Américain William Walker en 1856. Ortega a évoqué cet épisode comme un exemple historique, soulignant que le Nicaragua a été confronté à diverses tentatives d'intervention étrangère au cours de son histoire. La célébration a réuni des personnalités clés du parti au pouvoir, parmi lesquelles la coprésidente et première dame Rosario Murillo, le président de l'Assemblée législative Gustavo Porras et des représentants des forces armées.

Au cours de son discours, l'homme politique a critiqué les opposants nicaraguayens qui, selon ses mots, avaient demandé l'intervention des États-Unis pour forcer son départ du pouvoir. En février 2023, un groupe d’anciens prisonniers politiques ont été bannis et déchus de leur nationalité par le gouvernement, accusés de « trahison ». Ortega a soutenu que ces exilés voulaient que « le peuple soit terrifié » par les menaces extérieures, mais il a souligné que « ce peuple a perdu la peur d’avoir peur ».

Photo d'archives : Le président nicaraguayen Daniel Ortega s'adresse à ses partisans tandis que son épouse et vice-présidente, Rosario Murillo, applaudit à Managua, au Nicaragua, le mercredi 29 août 2018. (AP Photo/Alfredo Zúñiga)
PHOTO DE DOSSIER : Un homme chante l'hymne national du Nicaragua lors d'une marche des Nicaraguayens exilés au Costa Rica pour protester contre les élections présidentielles au Nicaragua, à San Jose, Costa Rica, le 7 novembre 2021. REUTERS/Mayela Lopez/File Photo

Ortega a réitéré que les menaces extérieures ne briseront pas la volonté de la population et a insisté : « Ils aimeraient que les gens soient terrifiés par ces menaces, mais combien d’enfers avons-nous vécu ? L'homme politique a souligné que la défense de la souveraineté nationale constitue un principe historique pour les Nicaraguayens et a cité l'exemple d'Augusto C. Sandino, qui en 1927 a refusé de signer le Pacte du Prunellier avec les États-Unis.

La déclaration d'Ortega intervient dans un contexte de pression internationale croissante et de plaintes d'organisations de défense des droits de l'homme concernant la situation politique au Nicaragua. Depuis 2018, le pays traverse une crise institutionnelle prolongée, marquée par la répression des manifestations, l'emprisonnement d'opposants et l'imposition de sanctions par la communauté internationale. Le régime soutient que ces mesures constituent une ingérence et justifie ses actions par la défense de sa souveraineté.