Ils ont confirmé la mort de Víctor Hugo Quero Navas, le prisonnier politique que sa mère recherchait depuis des mois au Venezuela

Le gouvernement de transition du Venezuela a confirmé le décès de Víctor Hugo Quero Navas, un détenu dont la disparition avait été signalée à plusieurs reprises par sa mère depuis des mois.

Le ministère des Services pénitentiaires a détaillé l'arrestation de Quero Navas dans la prison El Rodeo I, près de Caracas, le 3 janvier 2025, et sa mort le 24 juillet de la même année à l'hôpital militaire Carlos Arvelo en raison d'une insuffisance respiratoire aiguë secondaire à une thromboembolie pulmonaire. La mère du détenu, Carmen Teresa Navas, avait demandé des informations sur le sort de son fils malgré le silence des autorités.

Le lundi précédant la confirmation officielle, Carmen Navas a réitéré sa demande de savoir si son fils était encore en vie, lors d'une conférence de presse avec des représentants de l'ONG dédiée à la défense des prisonniers politiques.

Gonzalo Himiob a souligné que l'affaire était marquée par l'opacité et le blocage de l'accès aux données du détenu (EFE)

Le motif de l'arrestation serait lié à son passé institutionnel, puisqu'il a servi dans l'armée en 2023. Cette relation aurait déclenché l'ouverture d'une procédure judiciaire pour trahison, complot et terrorisme.

Le 18 avril 2026, la CIDH a adopté la résolution 27/2026, accordant des mesures conservatoires en faveur de Víctor Hugo Quero Navas et de sa mère, considérant que tous deux se trouvaient dans une situation grave et urgente en raison du risque de dommages irréparables à leurs droits à la vie, à l'intégrité personnelle et à la santé au Venezuela.

Quero Navas était commerçant et a été arrêté le 1er janvier 2025. Il est resté au secret depuis lors, sans que sa famille ou ses représentants aient des informations sur son état de santé, ses conditions de détention, sa situation juridique ou sa localisation officielle.

La mère du détenu, une personne âgée, aurait fait l'objet d'avertissements et d'intimidations de la part d'agents de l'État, tandis que l'État n'a fourni aucune information à la Commission sur les mesures prises pour faire face ou atténuer la situation à risque.

Le Ministère des Services Pénitentiaires a indiqué que le 10 mars, après que l'affaire soit devenue virale sur les réseaux sociaux et sous la pression de plusieurs ONG, le Corps d'Investigation Scientifique, Criminelle et Criminelle (CICPC) a ouvert une enquête pour clarifier le sort de Quero Navas.

La mère a été convoquée par le CICPC deux jours plus tard et le 25 mars, une lettre a été reçue demandant des informations sur l'emplacement du détenu, ce qui a donné lieu à un examen du dossier.

En outre, la CIDH a considéré que les avertissements et les intimidations à l'encontre de Carmen Tlresa Navas témoignent d'un contexte de risque compte tenu de la situation actuelle du pays.