La Cour Constitutionnelle du Guatemala (CC) a alerté l'opinion publique sur une série de menaces et d'attaques récemment dirigées contre la juge-présidente, Anabella Morfín, et d'autres juges de la plus haute Cour constitutionnelle de ce pays d'Amérique centrale. L'institution a exprimé sa profonde préoccupation face à ces événements, qui mettent en péril l'indépendance et le libre exercice de la fonction juridictionnelle, comme l'indique le communiqué publié ce mercredi 6 mai.
Le message officiel du CC précise que, conformément aux articles 268 de la Constitution politique de la République du Guatemala et 149 de la loi d'Amparo, exposition personnelle et constitutionnalité, le tribunal agit comme un organe permanent, indépendant des autres pouvoirs de l'État. Sa fonction principale est la défense de l'ordre constitutionnel et la garantie que ses membres puissent exercer leurs fonctions sans pressions extérieures.
Au cours des derniers jours, le Président du CC et d'autres membres du tribunal ont fait l'objet de diverses intimidations et actes d'hostilité. La Cour a exprimé que ces actions suscitent des inquiétudes et a catégoriquement rejeté toute tentative de restreindre le travail juridictionnel.
« Toutes les actions visant à violer les principes garantissant l'exercice libre et indépendant de la fonction juridictionnelle sont fermement rejetées », indique le communiqué officiel.

De même, l'institution a également lancé un appel explicite aux citoyens, ainsi qu'aux agents publics et aux acteurs privés, à sauvegarder le respect, la légalité et le dialogue démocratique, en rejetant toute manifestation de violence ou d'intimidation. Le texte publié par la plus haute Cour souligne l'importance des processus et des discussions qui se déroulent dans le cadre juridique et démocratique établi au Guatemala.
Dans le même temps, la Cour constitutionnelle a souligné son engagement à protéger l'ordre constitutionnel et à exercer ses fonctions conformément à la loi. Il a réitéré qu'il continuerait à remplir son mandat, guidé par les principes fondamentaux qui régissent son travail et en s'adaptant strictement aux dispositions légales en vigueur.
Le CC a souligné que la défense de son indépendance constitue un pilier essentiel pour le maintien de l'État de droit et la protection des droits fondamentaux au Guatemala.
L'alerte intervient dans un contexte national où la polarisation politique et sociale a généré des tensions autour du travail des institutions de l'État. Les organisations civiles et les observateurs internationaux ont déjà souligné l’importance de sauvegarder l’autonomie des organes judiciaires face aux pressions extérieures.

En même temps, dans son message, le tribunal a insisté sur le fait que les citoyens et les autorités doivent se comporter selon des paramètres de respect et de légalité, réitérant que toute forme de coercition, menace ou violence dirigée contre les magistrats représente une violation directe de la démocratie et de l'État de droit guatémaltèque.
La déclaration conclut en réaffirmant la détermination de la Cour constitutionnelle du Guatemala à garantir l'intégrité institutionnelle et le respect de ses obligations légales, en défense de l'ordre constitutionnel.