Le Front institutionnel militaire (FIM), qui regroupe 250 officiers à la retraite, affirme que le pays traverse une étape de décomposition institutionnelle, de détérioration sociale et de perte de souveraineté. L'organisation exige la libération des prisonniers politiques, le retour des exilés et une solution électorale « propre et transparente » qui rétablisse la validité de la Constitution.
L'organisation est présidée par le général de brigade (Ex) Juan Antonio Herrera Betancourt ; à la Vice-présidence, GB (Ex) Teodoro Díaz Zavala ; en tant que Secrétaire de l'Organisation, GB Rafael Vera Ruiz ; représentants par composante : Juan Ferrer Barazarte, Armée ; le contre-amiral Elías Buchzser Cabriles, Marine ; Eduardo Arturo Caldera Gómez, Aviation et Simón Figuera Pérez pour la Garde Nationale.
La FIM a publié une déclaration dans laquelle elle appelle à un « réveil urgent des consciences » face à la crise que traverse, selon elle, le Venezuela. La déclaration, publiée après un discours reçu d'un média mexicain, avec la participation de personnalités politiques nationales, revendique le devoir des militaires à la retraite d'élever la voix pour la défense de la liberté et de la nation.

L'organisation souligne que ses membres, en tant qu'experts du territoire et défenseurs de la souveraineté, rejettent l'idée que le pays soit dans une phase de redressement. Au contraire, il affirme que le Venezuela connaît un processus de profonde désarticulation sociale et éthique.
« Nous rejetons catégoriquement le discours égoïste qui cherche à vendre au monde un « bonheur » inexistant et un « épanouissement économique » qui ne profite qu’à de petites élites », disent-ils, ajoutant que ce qui est dissimulé est une réalité marquée par une détérioration structurelle.
Parmi les éléments qu’ils citent comme preuve figurent l’effondrement des services publics et la précarité des conditions de vie. Le manque d’eau, de gaz et d’électricité, ainsi que l’insuffisance des salaires et des pensions, constituent et entretiennent le Front institutionnel militaire, un scénario de survie quotidienne.
Le groupe de militaires à la retraite, qui comprend des généraux et des lieutenants, ajoute à la situation vénézuélienne une insécurité physique et juridique persistante qui érode la dignité humaine et aggrave la vulnérabilité de larges secteurs du pays.
La déclaration met également l’accent sur la sécurité et la perte de souveraineté. Les militaires à la retraite dénoncent qu'une partie du contrôle territorial aurait été cédée à des groupes armés irréguliers, nationaux et étrangers, ainsi qu'à des factions urbaines liées au pouvoir à Caracas et dans d'autres régions.

Ils affirment que ces structures exercent une domination criminelle sur des secteurs populaires et finissent par déplacer l’autorité légitime de l’État, avec les conséquences que cela entraîne sur la composition d’un pays.
« En tant que soldats de la République, nous ne pouvons pas rester silencieux face à une persécution systématique pour des raisons idéologiques », affirme l'association qui rejette la persécution systématique qui existe au Venezuela contre le droit à la dissidence, qui a été criminalisé.
Dans ce contexte, il exige la liberté de plus de 500 citoyens, dont des civils et près de 200 militaires qui, selon la plainte, restent détenus et soumis à la torture, ainsi que le retour des milliers d'exilés qui ont quitté le pays pour défendre la démocratie.
Comme support juridique de sa position, le document invoque les articles 333 et 350 de la Constitution de la République du Venezuela. L'organisation interprète ces dispositions comme un mandat citoyen d'ignorer tout régime qui viole les droits de l'homme ou sape les institutions démocratiques, et présente sa déclaration comme faisant partie de cette obligation civique et constitutionnelle.
L’Association civile des militaires regroupés au sein de la FIM exhorte les citoyens vénézuéliens et la communauté internationale à ne pas se laisser « séduire par la propagande ». Il prévient que ni la faim ni la répression ne peuvent être masquées par des images d’apparente prospérité, et affirme que la crise sous-jacente ne permet pas de maquillage discursif ou d’histoires officielles sans rapport avec la réalité sociale.

Pour l’organisation, la validité de la Constitution constitue « la seule voie vers la paix ». Dans ce sens, il affirme que le silence face à l'injustice compromet l'honneur militaire et citoyen, et confirme sa loyauté envers le peuple vénézuélien.
La proposition du Front institutionnel militaire (FIM) est que la « vraie paix » implique la cessation des persécutions, la libération des prisonniers politiques, le retour inconditionnel des exilés et le plein rétablissement de la légalité constitutionnelle.
Comme il le souligne enfin, cet objectif ne serait possible que grâce à un processus électoral « propre et transparent » qui réaffirme la souveraineté et la volonté populaire déjà exprimées le 28 juillet 2024.