Les responsables de la mise à jour de la stratégie soutiennent que la collecte de données et la participation des différents secteurs sont essentielles pour concentrer les efforts sur les communautés les plus déficientes et optimiser l'utilisation des ressources publiques.

Le vice-ministère du Développement urbain et du Logement du ministère des Communications, des Infrastructures et du Logement du Guatemala a présenté les progrès réalisés dans la mise à jour de la politique nationale du logement et

Établissements humains, une stratégie qui vise à servir les familles qui vivent dans des conditions précaires et à élargir leur accès à un logement décent, sûr et fonctionnel avec des services de base, une planification territoriale et des options de financement.

Cette politique s'inscrit dans le cadre d'État 2020-2032 et a été conçue pour réduire le déficit de logements et améliorer les établissements précaires au Guatemala. Selon le texte officiel, il favorise également le développement urbain durable et l'articulation des politiques publiques, la coordination institutionnelle et le renforcement de l'aménagement du territoire.

Le processus de mise à jour comprenait un groupe de travail technique composé de représentants des secteurs public et privé, des organisations de la société civile et de la coopération internationale.

Lors de cette réunion, l'avancement du plan d'action de la proposition de politique de logement public a été présenté et les contributions ont été reçues des secteurs participants.

Groupe de personnes devant une affiche sur la politique du logement dans un quartier précaire du Guatemala. Un robinet verse de l'eau dans un seau, des maisons sur une colline en arrière-plan.

Le vice-ministre Lionel Morfín a soutenu au cours de la réunion que le déficit de logement doit être abordé de manière globale, avec l'accès à la terre, au financement, aux services de base et à l'aménagement du territoire, et pas seulement par la construction de logements. Selon le responsable, ces facteurs sont déterminants pour un développement urbain ordonné.

La Politique Nationale du Logement et des Etablissements Humains cherche à répondre à la croissance du déficit de logement, notamment celui lié aux logements qui ne répondent pas à des conditions d'habitabilité adéquates.

Le document propose d'agir à la fois sur le déficit quantitatif, lié au manque de logements, et sur le déficit qualitatif, se référant aux logements sans services de base ou construits avec des matériaux précaires.

Ses lignes d'action incluent l'amélioration globale des quartiers, avec des interventions directes dans les quartiers informels pour leur fournir des services, réduire les risques et améliorer la propriété foncière.

Il promeut également de nouveaux modèles urbains visant des projets de logements sociaux avec une densification urbaine et une connexion avec les transports publics et les sources d'emploi.

La réponse centrale de cette politique est la suivante : l’État du Guatemala ne cherche pas à limiter l’action publique à la construction de nouveaux logements, mais plutôt à intégrer le foncier, les infrastructures, le financement, la régularisation et la planification territoriale pour réduire le déficit de logements et organiser la croissance urbaine.

Le texte officiel indique que la construction de la proposition a été soumise à des diagnostics techniques, à la validation des axes stratégiques, à des ateliers participatifs, à une coordination interinstitutionnelle et à une définition préliminaire des programmes, des objectifs et des lignes d'action. Le document continuera d'être examiné jusqu'à sa validation finale, son approbation et sa publication officielle.

À cette politique s'ajoutent le Registre des établissements informels et le Système intégré d'information sur les établissements informels, des outils qui permettent de compter ces établissements et de recueillir des données sur l'accès aux services, la propriété foncière, les risques et l'organisation communautaire.

Selon le texte officiel, ces informations permettent de mieux identifier les besoins les plus urgents de chaque population.

Le vice-ministère du Développement urbain et du Logement gère ce registre au niveau national dans divers nœuds urbains, y compris la zone métropolitaine de la ville de Guatemala. L’objectif est de privilégier l’octroi d’actes et de services.

La politique articule également le gouvernement central, les municipalités et le secteur privé à travers des instruments financiers et sociaux. Parmi eux se trouve le FOPAVI, décrit dans le texte comme l'organisme d'exécution chargé d'accorder des subventions directes aux familles vulnérables pour la construction, l'amélioration ou la réhabilitation de logements.

La coordination avec le système des conseils de développement, à travers le CODEDE/CODEL, apparaît également comme un mécanisme permettant de garantir la compatibilité du logement avec l'aménagement du territoire local. Selon le document, ce programme vise à guider les actions de l'État en matière de logement, de développement urbain et d'amélioration des établissements humains.