Le Tribunal unipersonnel de Valverde a condamné Beon Decir (Arlesi), reconnu coupable de tentative de viol sexuel sur une fillette de 11 ans dans la province de Valverde, en République dominicaine, lors d'un événement enregistré en mars 2025.
Selon les informations recueillies par Últimas Noticias, la sentence établit une peine de cinq ans de prison, après que le ministère public ait présenté des preuves confirmant la responsabilité pénale de l'accusé.
Selon l'enquête, Beon Decir a profité du fait que la mineure jouait seule devant chez elle pour la convaincre de l'accompagner dans une maison en construction et inhabitée.
La tentative d'attaque a été déjouée grâce à l'intervention d'un voisin, qui a immédiatement alerté la mère de la victime. La réaction de la mère, ainsi que celle d'autres voisins, a permis à l'homme d'être surpris par la scène, après avoir constaté que la mineure avait déjà été partiellement déshabillée. L'accusé a tenté de s'enfuir, mais a été arrêté par les habitants et placé en garde à vue, selon Últimas Noticias.
La procureure d'instruction Nurys Arelis Espinal, directrice de l'unité de lutte contre la violence sexiste et les crimes sexuels de Valverde, a dirigé le processus de collecte de preuves.
Lors de l'audience, le ministère public était représenté par les procureurs Luis Enrique Taveras et Joel Evangelista Vázquez, qui ont démontré devant le tribunal que les accusés avaient violé les dispositions du Code pénal dominicain.
La législation pénale criminalise strictement les crimes sexuels contre les mineurs. L'article 330 du Code pénal prévoit des peines allant jusqu'à 20 ans de prison pour ceux qui commettent un viol sexuel.
L'article 331 punit la tentative de viol de peines allant de cinq à dix ans de prison, selon des circonstances aggravantes, comme la minorité de la victime. Dans ce cas, la peine de cinq ans répond à l’application de la norme pour tentative de viol, aggravée par le fait qu’il s’agit d’une mineure.

Selon Últimas Noticias, la sentence prévoit que Beon Decir purge sa peine au Centre de Correction et de Réadaptation (CCR) de Mao, dans la province de Valverde.
Ce cas montre l'importance de l'intervention communautaire et de l'action coordonnée entre le ministère public, la police et les voisins. L'arrestation opportune de Beon Decir et sa condamnation ultérieure renforcent le message sur la nécessité de dénoncer et d'agir pour protéger les droits des filles, des garçons et des adolescents en République dominicaine.
La sentence est désormais définitive et le condamné est en cours de transfert au CCR de Mao pour l'exécution effective de la peine.
La République Dominicaine enregistre des chiffres inquiétants de violences sexuelles contre les filles et les adolescentes. Selon les données du Bureau du Procureur général, rien qu'en 2024, au moins 2 300 plaintes pour viol et abus sexuels contre des mineurs de moins de 18 ans ont été déposées. Des organisations internationales telles que l'UNICEF préviennent que le taux de sous-déclaration est élevé et que de nombreuses victimes ne le signalent pas par peur ou par pression sociale.

L'Observatoire de l'égalité des genres d'Amérique latine et des Caraïbes (OIG) souligne que le pays maintient l'un des taux de grossesses adolescentes les plus élevés de la région, souvent associé à des situations d'abus et d'agressions sexuelles. Dans le domaine judiciaire, la réponse des autorités reste sous l'observation des organisations de défense des droits de l'homme, qui exigent une protection complète et la garantie d'un accès à la justice pour les victimes.
Différents médias dominicains ont recueilli des témoignages d'experts qui insistent sur la nécessité de renforcer les campagnes de sensibilisation, la formation des opérateurs judiciaires et la coordination entre les institutions pour réduire l'incidence de ces crimes.