Le Premier Tribunal contre le crime organisé « C » de San Miguel a imposé des peines de 20 à 40 ans de prison à un total de 53 membres de la structure pénale Mara Salvatrucha (MS-13) pour des délits commis dans diverses zones du département d'Usulután, comme l'a détaillé ce jeudi le Centre judiciaire de San Miguel. La sentence, prononcée à l'issue d'une longue procédure judiciaire, répond aux délits d'homicide aggravé, d'extorsion aggravée, de trafic illicite de drogue et de groupement illicite.
Les autorités judiciaires ont indiqué que cette affaire représente l'une des procédures les plus étendues contre MS-13 dans l'est du pays ces dernières années. La décision de justice a identifié douze des personnes condamnées comme étant des homeboys au sein de l'organisation, qui ont été condamnés à la peine maximale de 40 ans de prison.
Parmi les condamnés à la peine la plus élevée figurent Juan Gabriel Robles, José Timoteo Serrano Laínez, Pedro Alberto López Mejía, José Orlando Ramírez, Fredy Orlando Orellana Acevedo, William Alexander Bermúdez, Jorge Alberto Ramos, Santos Faustino Gómez Herrera, Oscar Adonay Yanes Torres, Rodolfo Wilber Coreas Hernández, José Gilberto Rodríguez Ramírez et Sergio. Arquímedes Pineda. Le Centre judiciaire de San Miguel a précisé que ces individus occupaient des positions hiérarchiques au sein de la structure pénale et participaient directement aux événements les plus graves enregistrés dans le dossier.

Les autres accusés ont été condamnés à des peines de 20, 24, 26 et 28 ans de prison, en fonction de leur degré de participation aux crimes avérés. Le tribunal, pour justifier la différenciation des peines, a pris en compte à la fois la gravité des crimes et la responsabilité individuelle de chaque accusé, comme le montre la résolution judiciaire. Au cours du procès, l'accusation a présenté des preuves documentaires, des témoignages de victimes et des preuves d'experts qui ont permis d'établir la commission des crimes et le lien des accusés avec MS-13.
Les enquêtes menées par les autorités judiciaires ont révélé que les structures démantelées opéraient dans différents endroits du département d'Usulután, où elles sont accusées d'avoir commis des homicides, d'avoir extorqué de l'argent à des commerçants et des transporteurs, ainsi que de distribuer des substances illicites. Le Centre judiciaire de San Miguel a souligné que ces événements ont affecté la sécurité et la vie quotidienne des habitants de la région depuis plusieurs années.

Selon des documents officiels, le groupe criminel maintenait une division des rôles et des hiérarchies qui facilitaient la commission systématique de crimes violents et l'obtention de ressources économiques grâce à des activités illicites. La sentence prévoyait l'individualisation des actes commis par chacun des condamnés, ce qui permettait au tribunal d'imposer des sanctions proportionnelles à la responsabilité démontrée devant le tribunal.
Selon les informations publiées par le Centre judiciaire de San Miguel, la phase d'enquête comprenait la collecte de témoignages de victimes directes, de membres de leurs familles et de témoins protégés, qui ont raconté devant l'autorité judiciaire les méthodes de pression, menaces et violences exercées par les membres du MS-13. Ces déclarations ont été corroborées par des experts légistes et l'analyse des communications, éléments déterminants dans l'appréciation des preuves.