Le Congrès national du Honduras a approuvé mercredi à l'unanimité une motion visant à enquêter sur les organisations qui favoriseraient l'interruption de grossesse à travers les réseaux sociaux et autres plateformes numériques, une initiative qui vise à renforcer les actions des institutions chargées d'enquêter et de poursuivre ce crime.
La proposition a été présentée par le président du pouvoir législatif, Tomás Zambrano, qui a exprimé son inquiétude face à la circulation sur Internet de publications qui, selon lui, proposent des médicaments ou des procédures pour interrompre la grossesse dans différentes régions du pays.
Au cours de la session législative, Zambrano a rappelé que l'avortement est interdit par la Constitution de la République et classé comme un délit dans la législation pénale hondurienne, c'est pourquoi il a jugé nécessaire de renforcer les enquêtes sur ce type de plaintes.
Dans le cadre de la motion approuvée, la Commission de la famille, de l'enfance, de la jeunesse et des personnes âgées du Congrès national a été chargée de coordonner les réunions avec différentes institutions de l'État liées à l'enquête et à l'application de la loi.
Parmi les entités convoquées figurent le ministère public, la Direction des enquêtes policières (DPI), l'Agence de régulation sanitaire (ARSA), la Police nationale et d'autres opérateurs judiciaires.
L'objectif sera de recueillir des informations, d'analyser les plaintes existantes et de coordonner des actions permettant l'identification de personnes ou d'organisations qui offriraient clandestinement ce type de services via des plateformes numériques.
Les autorités évalueront également les mécanismes disponibles pour renforcer les enquêtes dans le cadre juridique actuel.

L'initiative législative prévoit également qu'une fois le processus d'analyse terminé, la Commission de la famille présentera un rapport à la séance plénière du Congrès national avec les recommandations qu'elle juge pertinentes.
Parmi les propositions qui pourraient surgir figurent la révision de la législation actuelle ou la présentation de réformes du Code pénal, dans le cas où les institutions participantes concluraient qu'il existe des lacunes juridiques liées à ce type d'activités.
Selon Zambrano, l'objectif est de renforcer la réponse institutionnelle et de garantir que les enquêtes soient menées conformément à la réglementation hondurienne.

Lors de la discussion de la motion, plusieurs députés ont proposé d'incorporer de nouvelles institutions pour fournir des critères techniques et spécialisés.
Le député libéral Carlos Umaña a demandé à adhérer à la Faculté de Médecine du Honduras, une proposition qui a été acceptée par la présidence du Congrès.
Par la suite, la vice-présidente du Corps législatif, Johana Bermúdez, a proposé d'inclure le Secrétariat pour l'enfance, l'adolescence et la famille (Senaf), le Collège des chimistes pharmaceutiques du Honduras, la Société de gynécologie et d'obstétrique et des représentants de la médecine légale.
Les ajouts ont été acceptés avant que la motion ne soit mise aux voix.

Après avoir intégré les modifications soulevées lors du débat, la séance plénière du Congrès National a approuvé l'initiative à l'unanimité.
Avec cette décision, la Commission de la Famille entamera la coordination avec les institutions impliquées pour collecter des informations, suivre les plaintes et déterminer les actions correspondantes conformément à la législation hondurienne.
Le Congrès a noté que cette mesure vise à renforcer la coopération entre les différentes entités de l'État et à améliorer la capacité institutionnelle à enquêter sur les plaintes liées à la prétendue promotion illégale de l'avortement via les réseaux sociaux et d'autres plateformes numériques.