Le gouvernement panaméen présentera un projet visant à corriger les déficiences du marché de l'électricité

Les sanctions économiques contre les entreprises électriques du Panama atteindront jusqu'à 20 millions de dollars, selon le nouveau projet de loi approuvé par le Conseil des ministres.

L'objectif central est, selon les autorités, de corriger les distorsions du marché et de garantir aux citoyens un service électrique plus fiable et plus encadré.

L'initiative répond aux plaintes persistantes concernant la qualité de l'approvisionnement en électricité, qui concernent notamment les fluctuations de tension, les pannes fréquentes et les dommages aux appareils.

L'Exécutif a assuré qu'il cherchait à moderniser le secteur, à renforcer la protection des consommateurs et à garantir que les entreprises de distribution respectent des normes strictes de qualité et de transparence.

Le texte légal prévoit que les entreprises doivent informer plus clairement les utilisateurs et traiter leurs réclamations dans des délais définis.

En cas de défauts graves ou de non-conformité, l'ASEP pourra intervenir temporairement auprès des prestataires électriques.

S'ils ne répondent pas aux paramètres de qualité, les clients recevront des crédits automatiques conformément aux normes réglementaires.

De plus, l’autorité de régulation disposera de nouveaux outils pour superviser les entreprises, les sanctionner et exiger des comptes.

Ces mesures visent à équilibrer la relation entre les fournisseurs et les utilisateurs, en renforçant les mécanismes de compensation et de compensation.

Le régime de sanctions est renforcé, tandis que les pouvoirs d'inspection et de recouvrement coercitif de l'autorité sont élargis, permettant une compensation économique directe pour les clients finaux.

En cas de défauts graves ou de non-conformité, l'Autorité du Service Public (ASEP) peut intervenir temporairement auprès des prestataires électriques.

La loi exige également l’adoption de technologies de réseaux intelligents, l’amélioration des systèmes de comptage et de nouvelles normes de transparence. (Photo d'archives)

Durant l'intervention, un fonctionnaire externe assumera la gestion opérationnelle de l'entreprise, sans liens commerciaux préalables ou ultérieurs avec le groupe intervenu pendant deux ans. Ce commissaire aux comptes sera rémunéré par l'entreprise surveillée.

L’un des changements les plus importants est l’obligation pour les sociétés de distribution d’électrifier les zones rurales non desservies, non rentables et non concédées.

L'inclusion de ces zones comme partie intégrante du service permettra, selon Zelmar Rodríguez, de l'Autorité nationale des services publics, que quelque 150 000 familles puissent accéder pour la première fois à l'électricité.

La loi exige également l’adoption de technologies de réseaux intelligents, l’amélioration des systèmes de comptage et de nouvelles normes de transparence. Ces exigences s'inscrivent dans le cadre des engagements d'investissement visant à moderniser les infrastructures et à assurer la pérennité du système.

Le projet introduit des ajustements réglementaires pour éviter une concentration excessive du marché et protéger la concurrence. Il comprend des mécanismes pour que les processus de vente de l'ensemble majoritaire d'actions des sociétés concessionnaires soient véritablement compétitifs et transparents.

Le Conseil des Ministres a approuvé une résolution qui autorise le ministre de la Présidence à présenter à l'Assemblée nationale le projet de loi visant à corriger les distorsions du marché de l'électricité. (Autorisation : Décisions Panama)

Les investissements nécessaires à l'expansion et à la modernisation seront formellement reconnus dans la structure des coûts du secteur, afin de garantir que les signaux économiques permettent leur réalisation.

Ainsi, la loi tente de créer un environnement plus équilibré orienté vers l’intérêt public, où la protection des usagers et la qualité du service sont des priorités.

Les changements proposés renforcent à la fois la surveillance et la conformité réglementaire, afin de garantir que les droits des utilisateurs sont respectés et que le système électrique évolue vers une plus grande efficacité et une plus grande couverture.