Guatemala : il s'est approché d'un bord abrupt pour un selfie, a perdu l'équilibre et est mort

Une journée de récréation s'est terminée de manière tragique dans les environs du bassin du lac Amatitlán, après qu'une jeune femme a perdu la vie après avoir subi une grave chute en essayant de prendre une photo du paysage du secteur.

L'incident s'est produit dans la matinée de ce jeudi 6 août, dans le secteur connu sous le nom de Las Peñas, sur la route de La Barca, dans la municipalité d'Amatitlán, au Guatemala.

Des témoins ont déclaré aux autorités que la jeune femme essayait de prendre une photo avec le paysage, lorsqu'elle a glissé alors qu'elle se tenait au bord d'une zone escarpée et est tombée vers une falaise.

Les pompiers volontaires sont intervenus immédiatement, mais ils n'ont rien pu faire pour lui sauver la vie. Selon les détails, lors de sa chute, la femme s'est cognée la tête contre un rocher, en plus de subir de graves traumatismes multiples qui ont causé sa mort presque instantanément.

Les autorités guatémaltèques ont averti que les selfies et les photos pris aux points de vue, aux volcans, aux cascades et aux ravins avaient provoqué des accidents similaires dans diverses régions du pays.

Des agents de la Police Nationale Civile (PNC) et des procureurs du Ministère Public (MP) se sont rendus sur place pour procéder aux expertises correspondantes.

La victime a été identifiée comme étant Estefany Alexandra Pérez Mexicanos, 23 ans, résidente du secteur de La Mariposa, également à Amatitlán.

Les autorités guatémaltèques ont averti que les selfies et les photos pris aux points de vue, aux volcans, aux cascades et aux ravins avaient provoqué des accidents similaires dans diverses régions du pays.

Le secteur connu sous le nom de Las Peñas, situé sur la route menant à la zone de La Barca, sur les rives du lac Amatitlán, est un tronçon caractérisé par ses impressionnantes vues panoramiques mais aussi par sa topographie accidentée et à haut risque.

Il s’agit d’une zone aux pentes abruptes, au terrain instable et aux falaises rocheuses dépourvues de barrières de confinement formelles.

La route qui mène à La Barca est une route étroite et sinueuse, susceptible aux glissements de terrain et présentant des bords vertigineux vers le plan d'eau et les ravins adjacents.

Bien qu'il s'agisse d'un endroit populaire auprès des visiteurs souhaitant photographier le paysage volcanique du lac, l'érosion naturelle du sol due à une humidité constante et l'absence de panneaux d'avertissement transforment le terrain en un piège pour les passants qui s'approchent trop des rives rocheuses.

Les autorités guatémaltèques ont averti que les selfies et les photos pris aux points de vue, aux volcans, aux cascades et aux ravins avaient provoqué des accidents similaires dans diverses régions du pays.

La recherche d’images ou de selfies dans des points de vue naturels à haut risque a provoqué divers accidents au Guatemala ces dernières années :

Chutes aux belvédères de la capitale et des zones suburbaines : Dans différents ravins des vallées intermontagnardes du Guatemala et de Mixco, des sauveteurs ont secouru des personnes qui sont tombées dans des falaises allant jusqu'à 50 mètres après avoir perdu l'équilibre alors qu'elles prenaient des photos près du bord.

  • Incidents dans les zones volcaniques et de randonnée : Dans les volcans très fréquentés comme Agua, Acatenango et Pacaya, le Coordonnateur national pour la réduction des catastrophes (CONRED) et les forces de secours ont signalé des cas de randonneurs qui ont subi de graves glissades ou se sont égarés en s'écartant des sentiers balisés à la recherche d'angles photographiques risqués.
  • Glisser sur les cascades et les rivières : Dans les destinations touristiques avec des cascades et des bords humides comme Alta Verapaz ou Santa Rosa, des accidents ont été enregistrés où des roches glissantes font tomber dans le vide les visiteurs qui tentent de poser devant les courants.

Les autorités et les brigades de secours réitèrent l'appel à la population à privilégier la sécurité physique plutôt que la capture d'images, en évitant de dépasser les limites de sécurité sur les pentes rocheuses et les belvédères naturels.