Le ministère des Finances du Costa Rica a informé le pouvoir judiciaire qu'il débloquera 3 053 millions de ₡ (6,75 millions de dollars) correspondant au budget institutionnel 2026, ressources qui avaient été initialement incluses dans les sommes qui seraient retenues dans le cadre des mesures adoptées en réponse à la situation budgétaire du pays.
Le changement de position est intervenu après que la Présidence du Tribunal a présenté un recours en rétractation contre la décision communiquée par le Trésor.
Le 6 août, par la lettre MH-DGPN-UAPP-OF-0012-2026, le Trésor a informé le pouvoir judiciaire qu'il débloquerait les 10 % restants du quota correspondant au troisième trimestre de l'exercice 2026. Ce montant s'élève à 1 526 millions de ₡ (3,37 millions de dollars).
Par la suite, à travers la lettre officielle MH-DGPN-DG-OF-0331-2026, datée du 11 août, le Directeur du Budget National a confirmé que le quota correspondant au IV trimestre 2026 sera également débloqué dans son intégralité.
Pour cette deuxième période, le montant qui sera tiré s'élève à 1 526 millions de ₡ supplémentaires (3,37 millions de dollars américains).
De cette manière, le total des ressources que le Trésor avait initialement annoncé qu'il conserverait et qui seront désormais débloquées atteint 3 053 millions de ₡ (6,75 millions de dollars).
La rétention de ces ressources avait été communiquée à la Cour plénière le 20 juillet.
Au cours de cette séance, les effets possibles que cette mesure aurait sur le fonctionnement du système judiciaire ont été expliqués, notamment dans la fourniture des services judiciaires et dans les actions visant à lutter contre la criminalité organisée.
Le même jour, le Tribunal plénier a autorisé la Présidence du Tribunal, en coordination avec la Direction Juridique, à promouvoir les actions judiciaires correspondantes dans le but de contrecarrer les mesures budgétaires communiquées par le Trésor.
Conformément à cet accord, le 28 juillet, la Présidence du Tribunal a présenté à la Direction Nationale du Budget et au Trésor National un recours en révocation, nullité concomitante et demande de mesures conservatoires.
Bien que ce recours n'ait pas encore été résolu au moment de la communication du Trésor concernant le déblocage des fonds, le ministère a ensuite annoncé qu'il transférerait toutes les ressources.

Le pouvoir judiciaire a précisé que les 3 053 millions de ₡ (6,75 millions de dollars) qui seront débloqués ne représentent pas des ressources supplémentaires, une augmentation budgétaire ou une nouvelle allocation de fonds.
Selon l'institution, il s'agit de ressources qui avaient déjà été approuvées, intégrées, programmées et engagées dans le budget institutionnel correspondant à l'exercice 2026.
L'institution a également précisé que ces ressources n'ont aucun rapport avec les 13,220 millions de ₡ (29,24 millions de dollars) que la Cour plénière a accepté de transférer le 27 juin à titre de contribution institutionnelle à l'effort budgétaire du pays.
Ce montant de 13,220 millions de ₡ (29,24 millions de dollars) demeure et correspond à une décision différente de celle adoptée ultérieurement par le ministère des Finances concernant les 3,053 millions de ₡ (6,75 millions de dollars).

La décision initiale de retenir 10% des frais correspondant aux trimestres III et IV a conduit le pouvoir judiciaire à procéder à une analyse des postes et sous-postes qui seraient concernés dans ses différents programmes.
Dans le cadre de ce processus, l'institution a dû reprogrammer les achats et les plans de travail dans différents domaines, notamment l'Organisation d'Investigation Judiciaire (OIJ), le Ministère Public et la Défense Publique.
En outre, l'Administration a mis en œuvre des mesures pour réserver les ressources disponibles et rendre effective la réduction de 3 053 millions de ₡ (6,75 millions de dollars).
Ces travaux ont nécessité de revoir la programmation financière institutionnelle dans un court laps de temps et de déterminer quels processus devraient être modifiés compte tenu de la possibilité de ne pas disposer des ressources pour le reste de l'année.
Avec la communication ultérieure du Trésor concernant la libération des quotas, le pouvoir judiciaire a dû inverser les processus déjà réalisés et réincorporer les ressources dans la disponibilité institutionnelle.
Il s'agit de reprendre les plans de travail et de replanifier les processus d'achats qui avaient été modifiés suite au maintien initialement annoncé.
L'institution a souligné que ce changement génère d'éventuels risques pour l'exécution des ressources en raison des procédures administratives nécessaires pour annuler des milliers de lignes budgétaires et réactiver les programmes de travail et le plan d'achat institutionnel.
Le pouvoir judiciaire a indiqué qu'il continuera à exercer les actions correspondantes à travers des moyens légaux pour sauvegarder les ressources nécessaires pour garantir la fourniture des services de justice et renforcer les actions contre le crime organisé.
L'institution a souligné que l'usager et le bien-être de la population costaricaine restent des priorités de sa gestion.