La présidente du Costa Rica Laura Fernández achève ce week-end 100 jours de gouvernement, une première période de gestion qui a débuté le 8 mai 2026 et qui est traversée par une priorité centrale en matière de sécurité, des affrontements avec le pouvoir judiciaire et un agenda législatif qui anticipe de nouveaux conflits avec l'opposition à l'Assemblée législative.
Dans ce bilan initial apparaissent également les sujets qui ont concentré le débat politique ces derniers mois : le conflit pour Crucitas, les allégations d'un prétendu coup d'État, les affrontements avec différents secteurs, les plans de sécurité, les tests polygraphiques, les coupes budgétaires et la proposition d'une marina à Limón.
Fernández est arrivé au pouvoir pour la période 2026-2030 et, dès le début de l'administration, a placé la lutte contre le crime organisé et la délinquance au centre de l'action de l'exécutif. À cette ligne s'ajoutent des mouvements au sein du cabinet et des décisions visant à faire avancer les priorités du gouvernement.
La discussion sur le budget national et les priorités économiques faisait également partie de ces premiers mois. Comme le détaillent les analystes politiques, l'une des caractéristiques que met en évidence l'analyse de cette période est que la présidente a maintenu une ligne claire concernant le plan gouvernemental qu'elle avait proposé.

La sécurité et les tensions avec les autres puissances ont marqué le début du mandat
Les relations avec les autres puissances suprêmes furent parmi les questions les plus sensibles de ce début. Le président a maintenu des divergences avec le pouvoir judiciaire, notamment après les résolutions de la Chambre constitutionnelle.
Le lien avec l'Assemblée législative a également enregistré des rencontres et des désaccords concernant des projets que le parti au pouvoir considère comme prioritaires. Ce scénario pourrait également se compliquer dans les mois à venir, lorsque les discussions sur les initiatives pertinentes pour l’administration avanceront et que l’opposition jouera un rôle déterminant.
Ce front législatif comprend le projet de journée de travail 4×3, des initiatives liées à la sécurité et, plus récemment, une proposition visant à supprimer les retraites des anciens présidents. Les médias nationaux montrent également que Fernández est revenu au centre du débat national sur les projets soulevés sous l'administration de Rodrigo Chaves, parmi lesquels les jours exceptionnels de 4×3 et l'exploitation minière de Crucitas.

La combinaison entre l'agenda officiel et la résistance parlementaire ouvre la porte à de nouveaux affrontements entre l'Exécutif et les factions qui ne soutiennent pas les initiatives du gouvernement. Cette possibilité est déjà évoquée dans l’analyse de ce qui attend l’administration.
Au milieu des appels au dialogue entre les autorités du pays, Fernández a convoqué les présidents des pouvoirs suprêmes à une réunion le 21 août. Cette nomination intervient après des semaines de frictions institutionnelles et s'inscrit dans un contexte de divergences ouvertes entre l'Exécutif et les autres acteurs du système politique.
Le premier cycle gouvernemental de Fernández a été défini par un parcours politique marqué par la sécurité citoyenne, des tensions institutionnelles et un agenda qui provoque déjà des frictions avec les secteurs judiciaire et législatif. Dans les mois qui suivront, le poids de l'opposition à l'Assemblée sera déterminant pour le sort des projets que la Maison présidentielle propose de transformer en loi.