Le PGN du Guatemala a servi plus de 36 000 filles, garçons et adolescents entre janvier et 31 juillet 2026, un volume de cas qui a activé des interventions visant à la protection et à la restitution des droits et qui, dans les cas les plus graves, peut conduire à des mesures exceptionnelles telles que l'hébergement provisoire en attendant la réintégration familiale.
Cette tâche coexiste avec un autre front permanent : le Système Alba-Keneth, qui fonctionne sans interruption depuis 2010 et a permis de localiser plus de 85 200 mineurs disparus ou enlevés depuis sa création. Le mécanisme fonctionne sans délai d’attente pour signaler une disparition et maintient des canaux actifs tout au long de la journée, tous les jours de l’année.
Selon les archives du Bureau du Procureur Général pour l'Enfance et l'Adolescence, au 31 juillet, les plaintes reçues dans tout le pays ont déclenché des processus d'intervention spécialisés. Chaque dossier vise à protéger la population mineure et à restaurer les droits violés.
La réponse institutionnelle ne se limite pas à recevoir la plainte. Chaque cas active des entretiens, des enquêtes sociales et des évaluations des conditions familiales pour construire un diagnostic complet et définir quelle mesure de protection correspond à chaque situation.

Le Bureau du Procureur général a affirmé que l'un des axes centraux de son travail est le renforcement des liens familiaux. L’objectif est que les enfants et les adolescents restent dans des environnements garantissant leur développement et leur bien-être ou y soient réintégrés lorsque cela est possible.
Ce critère guide l'intervention avant de recourir à des décisions plus restrictives. Lorsque les circonstances l'exigent, les juges compétents peuvent ordonner une mise à l'abri provisoire, mesure temporaire et exceptionnelle qui est appliquée le temps de déterminer une sortie de protection appropriée.
Durant cette période, les équipes de PNA travaillent à identifier les ressources familiales permettant la réinsertion du mineur dans un noyau adapté. La logique institutionnelle est d'épuiser la recherche d'un environnement familial adapté avant de consolider d'autres alternatives.
La répartition territoriale des plaintes montre où se concentre la plus grande pression sur les équipes spécialisées. Les départements de Guatemala, Chiquimula, Escuintla et Quetzaltenango comptent le plus grand nombre de cas traités, avec une demande soutenue pour les unités déployées dans ces régions.
L'institution a réitéré que chaque plainte doit faire l'objet d'une attention opportune, d'une analyse complète et d'actions concrètes. Cet engagement, selon l'entité, vise à protéger et restaurer les droits des enfants et des adolescents dans tout le pays.
Le système d'alerte pour les mineurs disparus ou enlevés est soutenu par le décret numéro 28-2010 du Congrès de la République du Guatemala. Sa principale caractéristique opérationnelle est de supprimer tout délai d'attente : la plainte peut être déposée immédiatement au 1546, une ligne disponible 24 heures sur 24, 365 jours par an.
La responsable des opérations du système, Suilma Cano, a expliqué que l'alerte est activée au moment de la saisie du rapport. À partir de là, commence la coordination entre les sept institutions qui composent le Coordinateur National du Système d’Alerte Alba-Keneth.
La diffusion des bulletins de recherche s'effectue à travers les réseaux sociaux, les médias et les plateformes institutionnelles. Ce déploiement vise à élargir la portée de chaque alerte dans les premières heures, lorsque la circulation publique de l'information peut accélérer la localisation.
Cano a demandé aux citoyens de communiquer toute donnée relative à une alerte active à la Police Nationale Civile au 110, au Ministère Public ou au PGN au 1546. « L'information des citoyens peut être décisive pour localiser un enfant ou un adolescent », a-t-il déclaré.
L'alerte n'est désactivée que lorsque le mineur est présenté à l'autorité compétente et que les procédures de protection correspondantes dans chaque cas sont terminées. Cette fermeture formelle distingue la localisation de la restitution institutionnelle, qui nécessite de vérifier la situation de l'enfant ou de l'adolescent et d'activer les mesures de sauvegarde nécessaires.