L’Organisation des Nations Unies a célébré ce lundi que le gouvernement vénézuélien et l’opposition le week-end dernier à Mexico, bien qu’il ait exclu que ce rapprochement puisse permettre à Caracas de récupérer plus facilement son droit de vote dans l’instance, par défaut.
Au cours des dernières heures, des spéculations ont circulé sur la possibilité que le Venezuela puisse rattraper le paiement de ses quotas à l’ONU – et ainsi récupérer son droit de vote – en profitant de l’accord conclu entre les deux parties lors de ce dernier tour de scrutin les négociations, qui incluent la création d’un fonds ; une mesure qui, selon le facilitateur des pourparlers, le Norvégien Dag Nylander, a le soutien des Nations Unies.
« Eh bien, je comprends que ces fonds seraient utilisés à des fins humanitaires », a déclaré lundi le porte-parole du secrétariat général de l’organisation internationale, Stéphane Dujarric, en réponse à une question d’un journaliste sur la possibilité qu’une partie de la somme soit utilisé pour régler les comptes avec l’ONU. « Notre auditeur a été en contact avec les autorités vénézuéliennes à plusieurs reprises pour essayer de savoir comment le Venezuela peut payer. »
Dujarric a assuré que la situation n’est pas due à une « réticence à payer » de la part du gouvernement de Nicolás Maduro, sur lequel imposée par les États-Unis et d’autres nations. « Nous savons qu’il y a des obstacles, et nous essayons de les résoudre – pour autant que je sache – en dehors de ces fonds humanitaires. »
Samedi, que le fonds social sera financé avec des ressources gelées par l’État vénézuélien dans le système financier international, qui seront utilisées pour soutenir des programmes de santé, d’alimentation et d’éducation pour les secteurs pauvres ; améliorer le système électrique public détérioré et aider les familles touchées par les fortes pluies survenues au second semestre de cette année-là.
L’accord ne mentionne pas le montant que le fonds gérera, mais il devrait atteindre 3 000 millions de dollars.
Le 11 janvier 2020, le Venezuela est devenu l’un des dix pays qui ont perdu leur droit de vote à l’Assemblée générale de l’ONU -ou « étaient menacés de le perdre »- . Égal en 2018.
Les autres pays touchés sont : la République centrafricaine, les Comores, la Gambie, le Liban, le Lesotho, Sao Tomé et Principe, la Somalie, les Tonga et le Yémen.
A cette époque, Dujarric expliquait qu’« ils accumulaient des arriérés et tombaient sous le coup des dispositions de l’article 19 » de la Charte des Nations unies, qui instaure une suspension du vote à l’Assemblée générale pour les pays dont les arriérés sont « égaux ou supérieurs au total des échéances dues ». pour les deux années précédentes.
De même, déjà en septembre de la même année, l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS) pour les dettes contractées de 2017 à cette date.