Henrique Capriles convoque une réunion des candidats à la primaire présidentielle de l’opposition

Le candidat à la présidentielle Henrique Capriles a demandé au coordinateur de la Plate-forme unitaire démocratique de l’opposition, Omar Barboza, de convoquer une réunion de tous les candidats à la primaire présidentielle pour « parler » des « alternatives à construire ensemble », face au « dernier attentats » du gouvernement vénézuélien.

« La grande majorité des Vénézuéliens attendent de nous une réponse d’unité et d’engagement pour le sauvetage de notre démocratie », a-t-il déclaré dans une lettre publiée sur Twitter lundi soir.

« En ces heures, ce qu’on attend le moins, c’est que les divergences s’approfondissent et que cela contribue à continuer d’éroder et d’affaiblir l’alternative démocratique. Non seulement le régime continue de disqualifier les dirigeants mais aussi, au fur et à mesure que l’opinion publique circule, une éventuelle décision judiciaire contre la primaire », a-t-il poursuivi.

Pedro Urruchurtu, coordinateur des relations internationales du commandement de la pré-candidat, María Corina Machado, a réagi en assurant que « la primaire n’est pas issue de la Plateforme unitaire » et assuré que la coalition « est un acteur de plus, avec les candidats de la partis qui le composent, ainsi que d’autres candidats qui ne font pas partie » du processus.

Quelques heures plus tôt, Capriles s’est demandé pourquoi l’opposition envisageait d’organiser mercredi un débat entre les candidats qui participeront à la primaire présidentielle prévue le 22 octobre, alors qu’ils espèrent définir le candidat unitaire qui affrontera le gouvernement aux élections présidentielles de 2024.

« C’est pour marquer les différences, c’est pour marquer le contraste entre nous, qu’il y en a, que c’est normal qu’il y en ait, mais que s’il y a la démocratie », a-t-il plaidé lundi midi.

L’approche survient alors qu’à la Chambre électorale de la Cour suprême de justice (TSJ) une action en justice avance contre la primaire présidentielle qui a été condamnée par des secteurs de la société civile qui insistent sur le fait que le processus ne peut être poursuivi.

Les analystes et les dirigeants politiques ont averti à plusieurs reprises que le gouvernement vénézuélien chercherait à « imploser » le processus par des actions « multiples ».

Le président Nicolás Maduro a assuré lundi soir que les pré-candidats de l’opposition veulent « la guerre et la destruction économique du Venezuela ».

En outre, il a demandé « justice » pour ceux qui ont appelé à des sanctions internationales contre le pays.