La coopération policière entre le Panama et le Costa Rica a permis la capture de Favio Javier Enrique Díaz Bascombe, alias « Chombón », qui figurait parmi les plus recherchés par les autorités panaméennes. L'homme est recherché pour appartenance à un gang et homicide aggravé, comme l'a confirmé la Police Nationale.
Díaz Bascombe a été détecté à Punta Arenas, district de Las Cuestas, sur le territoire du Costa Rica, après un échange d'informations entre agences de renseignement. L'opération a eu la participation de la Direction du renseignement et de la sécurité nationale du Costa Rica et des unités d'enquête panaméennes.
Les autorités costaricaines ont coordonné son expulsion puis sa remise à Paso Canoas, le principal point de passage terrestre entre les deux pays. Après être entré au Panama, le suspect a été placé sous la garde de la Direction des enquêtes judiciaires, chargée de le mettre à la disposition de l'autorité qui a demandé son arrestation.
Cette capture montre le rôle que joue la coopération binationale contre les suspects qui traversent la frontière pour tenter d’échapper aux poursuites pénales. Dans ce cas, le lieu dépendait de l'échange préalable d'informations, puisque la personne recherchée avait déjà quitté la juridiction où les crimes imputés faisaient l'objet d'une enquête.

Les contrôles aux frontières ont également permis d'expulser deux citoyens costaricains ayant des antécédents de vol aggravé. Tous deux ont été repérés au pont binational de Bocas del Toro et renvoyés au Costa Rica après que les autorités ont appliqué l'article 50 de la réglementation panaméenne sur l'immigration.
Cette disposition permet au Service national de l'immigration de refuser l'entrée ou le transit à des étrangers lorsque des circonstances compromettent la sécurité publique. L'inadmission est une décision administrative prise au point d'entrée et diffère d'une capture criminelle, car la personne n'est pas nécessairement requise par le Panama.
Mais toute l’activité migratoire n’était pas concentrée à la frontière : des procédures ont également été développées dans les aérogares. Un citoyen brésilien a été identifié alors qu'il était en transit par le Panama. Une alerte concernant le voyageur liée à un mandat d'arrêt en vigueur dans le Massachusetts, aux États-Unis, pour un délit présumé lié au trafic de drogue a déclenché la coordination internationale correspondante.
Des vérifications à l'aéroport international de Tocumen ont permis de détecter un Vénézuélien bénéficiant d'un mandat d'arrêt pour délits contre l'ordre économique. Le citoyen a été remis à la Direction des enquêtes judiciaires, qui doit identifier l'autorité requérante et poursuivre les procédures établies dans le dossier.

De son côté, à l'aéroport international de Panama Pacifico, une Colombienne de Bogota n'a pas été admise après avoir constaté qu'elle avait un casier judiciaire pour vol aggravé. L'immigration a appliqué la même disposition que celle utilisée dans le Pont Binational et a ordonné son retour, sans permettre au voyageur d'entrer formellement sur le territoire national.
À ces procédures s'ajoute l'Opération Terracotta, développée dans la zone du Quai, à Santa Ana et dans le quartier de La Chorrera. Au cours de l'opération, quatre citoyens vénézuéliens et une Panaméenne ont été arrêtés pour des allégations d'irrégularités en matière d'immigration et de délits liés à des avoirs d'origine illicite.
L'action interinstitutionnelle comprenait 15 procédures de perquisition et de fouille effectuées par la Police Nationale, le Ministère Public, le Service National de l'Immigration et l'Autorité Nationale des Douanes. Les agents ont saisi de l'argent liquide, du matériel technologique, des montres et des boîtes de cigarettes, ainsi que d'autres objets dont la provenance sera vérifiée au cours de l'enquête.
Les autorités associent les détenus à des délits présumés de vol et de réception de marchandises provenant d'activités illicites. Ils ont également identifié des cas de dépassement de séjour, une infraction administrative pouvant entraîner des amendes, l'expulsion ou des obstacles à l'entrée, en fonction du statut d'immigration et des antécédents de chaque personne.