Avec les changements dans les modalités éducatives, les établissements cherchent à sauvegarder l’intégrité de la communauté scolaire

Le gouvernement du Honduras a décidé de modifier temporairement les activités académiques du système éducatif public en réponse aux intenses problèmes de canicule et de pollution environnementale qui affectent différentes régions de ce pays d'Amérique centrale.

Le ministère de l'Éducation a annoncé dimanche que les centres éducatifs gouvernementaux mettront en place des jours réduits et des cours virtuels au cours de cette semaine, en réponse aux alertes émises par le Secrétariat national de gestion des risques et des contingences (Copeco), l'organisme chargé de la surveillance du climat et des urgences au Honduras.

Cette disposition a été officialisée par la circulaire CIR-025-SE-2026, émise par le Cabinet ministériel, qui établit des mesures exceptionnelles pour protéger la santé des étudiants, des enseignants et du personnel administratif face à l'augmentation des températures et à la détérioration de la qualité de l'air enregistrée dans divers secteurs du territoire hondurien.

Selon les autorités éducatives, les lundi 11 et mardi 12 mai, les activités académiques doivent se dérouler à horaires réduits dans tous les centres éducatifs gouvernementaux, en maintenant la planification déjà établie par chaque institution.

Par la suite, du mercredi 13 mai au vendredi 15 mai, les cours deviendront virtuels afin de réduire l'exposition de la population étudiante aux conditions météorologiques extrêmes qui touchent le pays.

Le ministère de l'Éducation a expliqué que lors des sessions virtuelles, les activités académiques essentielles seront priorisées pour garantir la continuité du processus d'enseignement sans compromettre le bien-être des étudiants.

Du mercredi 13 mai au vendredi 15 mai, les cours se dérouleront en mode virtuel

Cet ajustement intervient dans un contexte de températures élevées qui ont touché plusieurs pays d’Amérique centrale ces dernières semaines. Au Honduras, les autorités de gestion des risques ont mis en garde contre les sensations thermiques élevées, l'exposition prolongée à la chaleur et les risques respiratoires liés à la pollution de l'environnement et à la présence de fumée dans certaines zones.

Les spécialistes avertissent que les enfants, les personnes âgées et les personnes souffrant de maladies respiratoires font partie des groupes les plus vulnérables à ces affections. C'est pourquoi diverses institutions publiques ont commencé à adopter des actions préventives.

Concernant les centres éducatifs privés et non gouvernementaux, le ministère de l'Éducation a indiqué que chaque établissement doit évaluer l'état de ses infrastructures avant de déterminer s'il doit maintenir des cours en personne pendant les heures normales.

Parmi les aspects à revoir figurent une ventilation adéquate des salles de classe, la disponibilité de l’eau potable et la mise en œuvre de mesures de protection pour les élèves, les enseignants et le personnel administratif.

Des élèves de l'école Esteban Mendoza sont vus à Tegucigalpa (Honduras). EFE/Gustavo Amador

Les centres disposant d’environnements sûrs pourront continuer à fonctionner normalement. Les établissements qui ne remplissent pas les conditions nécessaires doivent adopter des mesures préventives pour éviter les effets sur la santé de la communauté éducative.

La circulaire charge également les directions départementales, communales et d'arrondissement de veiller au respect des dispositions et de garantir que les mesures sont correctement communiquées dans tous les centres éducatifs du pays.

Le Honduras est confronté chaque année à des saisons de températures élevées et à des sécheresses prolongées, phénomènes qui se sont intensifiés ces dernières années en raison des effets du changement climatique. Les organisations internationales ont averti que l’Amérique centrale est l’une des régions les plus vulnérables aux événements climatiques extrêmes, une situation qui commence à affecter des secteurs clés tels que l’éducation, la santé et l’approvisionnement en eau.