L'écart entre la production d'électricité et la demande entraînera la déconnexion programmée de jusqu'à 2 130 mégawatts (MW) à Cuba lors du pic de consommation de ce mardi. L'impact atteindra simultanément 66% du pays.
L'Union électrique de l'État (UNE) prévoit de disposer de 1 150 MW, tandis que la demande maximale atteindra 3 250 MW dans la soirée. La différence empêchera de répondre aux besoins du système électrique.
La déconnexion prévue vise à éviter des coupures de courant désordonnées dues à une production insuffisante. Les réductions s'étendront à nouveau sur une bonne partie de l'île, dans la partie où la consommation quotidienne est la plus élevée.
Les Nations Unies ont qualifié ces mesures d’actions violant les droits de l’homme. La pression sur l'approvisionnement en carburant s'est ajoutée aux problèmes déjà existants dans l'infrastructure électrique de Cuba.
La vétusté des centrales thermoélectriques constitue une des causes structurelles de la crise. Ces usines subissent des pannes fréquentes et nécessitent des travaux de maintenance qui limitent la production.
Le manque de devises pour importer du carburant a également réduit la capacité du pays à maintenir sa production d'électricité. Cette restriction concerne à la fois les centrales électriques et les autres sources dépendantes des dérivés pétroliers.
Ce mardi, huit des 16 unités thermoélectriques cubaines resteront hors service en raison de pannes ou de maintenance. Cet ensemble d'installations représente 40 % de la matrice énergétique nationale.
La fermeture de la moitié de ces unités aggrave le déficit dans une journée marquée par une forte demande attendue. La capacité disponible ne pourra pas compenser cette perte.

La paralysie de ces moteurs a laissé le système sans une partie pertinente de la production qui pourrait alimenter les centrales thermoélectriques. La crise combine pannes techniques, pénuries de carburant et limitations financières.
Les 20 % restants de la production électrique cubaine proviennent du gaz et de sources renouvelables. L’énergie solaire occupe une place prépondérante au sein de ce segment.
Cette proportion n'est pas suffisante pour couvrir la pénurie provoquée par les unités endommagées et l'inactivité des moteurs. L’UNE doit appliquer des coupures contrôlées pour gérer la rareté de l’électricité disponible.
Les coupures d'électricité prolongées sont devenues monnaie courante pour la population cubaine depuis le début de la crise. Les prévisions officielles pour ce mardi prévoient que les interruptions affecteront une majorité d'utilisateurs l'après-midi et la soirée.

Cuba a subi 12 coupures d'électricité générales au cours des deux dernières années. Sept de ces effondrements de systèmes électriques se sont produits jusqu’à présent en 2026.
Chaque panne générale laisse la majeure partie de Cuba sans électricité. Les prévisions pour ce mardi incluent des déconnexions programmées pour couvrir le déficit de production, sans impliquer un effondrement total du système.