Les autorités sanitaires enquêtent sur un éventuel premier décès dû à la dengue enregistré au Honduras en 2026, dans un contexte d'augmentation des cas suspects qui maintient le système de santé national en alerte.
Le chef de l'Unité de surveillance du ministère de la Santé, Homer Mejía, a indiqué que des résultats de laboratoire sont actuellement attendus pour déterminer si un étudiant en soins infirmiers de 22 ans est décédé des suites d'une grave dengue.
Le patient était originaire de la municipalité de Dulce Nombre de Culmí, dans le département d'Olancho, et présentait des symptômes compatibles avec la maladie depuis le 7 juin dernier.
Selon le rapport médical, la jeune femme s'est rendue à l'hôpital plusieurs jours après l'apparition des symptômes, puis a été orientée vers une clinique privée, où elle est décédée quelques heures plus tard des suites de complications liées à un choc septique et à une insuffisance respiratoire.
Les échantillons prélevés ont été transportés de Catacamas à Juticalpa puis envoyés à Tegucigalpa pour effectuer les analyses correspondantes afin de confirmer ou d'infirmer la présence du virus.

Selon Mejía, les résultats pourraient être disponibles dans les prochaines heures et seront décisifs pour déterminer si le Honduras enregistre officiellement son premier décès dû à la dengue cette année.
Parallèlement, les chiffres de la surveillance épidémiologique reflètent une augmentation soutenue de la maladie dans différentes régions du pays.
Le ministère de la Santé signale actuellement 3 935 cas suspects de dengue et un total de 67 cas classés comme graves, une situation qui maintient les autorités sanitaires sous surveillance constante.
Tegucigalpa est en tête de liste des municipalités avec la plus forte incidence d'infections, accumulant près d'un millier de cas suspects. Viennent ensuite des départements tels que Choluteca, Yoro, Colón et Olancho, où une circulation importante du virus est également enregistrée.
Dans la capitale, des secteurs tels que Villa Nueva, Villa Vieja, Los Pinos, le quartier 21 de Octubre et le quartier 3 de Mayo sont parmi les zones où l'on signale le plus de patients touchés par la maladie.
Les spécialistes attribuent une partie de l'augmentation des cas aux conditions climatiques générées par la saison des pluies, puisque les précipitations favorisent la reproduction du moustique Aedes aegypti, transmetteur de la dengue.

Face à ce panorama, le Ministère de la Santé a réitéré l'appel à la population à renforcer les mesures de prévention au sein des foyers et des communautés.
Parmi les principales recommandations figure l'élimination des contenants qui accumulent de l'eau, tels que les bouteilles, les canettes, les pneus inutilisés et autres objets qui peuvent devenir des nids à moustiques.
De même, il est conseillé de garder les récipients de stockage d'eau couverts, de nettoyer constamment les bassins et les barils et d'utiliser des mesures de protection pour éviter les piqûres d'insectes.
Les autorités rappellent également que le moustique transmetteur est généralement plus actif tôt le matin et en fin d'après-midi, elles recommandent donc de prendre des précautions extrêmes pendant ces périodes.
La dengue continue d'être l'une des principales menaces sanitaires pendant la saison des pluies au Honduras, c'est pourquoi les équipes de surveillance épidémiologique assurent une surveillance permanente sur tout le territoire national.
En attendant les résultats des laboratoires, les autorités sanitaires insistent sur l'importance de se rendre à temps dans les centres de santé en cas de symptômes tels qu'une forte fièvre, des douleurs musculaires, des douleurs derrière les yeux, des vomissements ou tout signe avant-coureur pouvant indiquer une complication de la maladie.