Ils capturent un homme accusé d'avoir extorqué et diffusé des contenus intimes à au moins huit victimes au Salvador

Le Bureau du Procureur général du Salvador (FGR) a coordonné une vaste opération dans le centre de San Salvador pour parvenir à la capture de Samuel Alejandro G., accusé d'extorsion aggravée et de divulgation illicite de données personnelles au détriment d'au moins huit personnes. Cette affaire, qui concerne l'utilisation de matériel intime à des fins de chantage, représente l'un des efforts les plus récents du parquet pour lutter contre la criminalité informatique et la violence numérique dans le pays.

Selon le bureau du procureur, Samuel Alejandro G. aurait intentionnellement collecté des photographies et des vidéos privées de plusieurs femmes, puis aurait utilisé ces documents pour les menacer et exiger de l'argent, sous la promesse de ne pas rendre publiques ces informations. Une partie de la stratégie consistait à envoyer le contenu aux proches des victimes sans autorisation, intensifiant ainsi les dommages émotionnels causés.

Selon l'enquête fiscale, les accusés ont également créé de faux profils sur les réseaux sociaux tels que Facebook et WhatsApp, en utilisant des images altérées de proches des victimes. L'objectif était de se faire passer pour ces personnes et de les relier à des crimes d'extorsion et à des groupes illicites.

Le parquet a soutenu que Samuel Alejandro G. avait collecté des photographies et des vidéos privées de plusieurs femmes et avait exigé de l'argent pour ne pas diffuser ce contenu. (Autorisation : Bureau du Procureur général de la République)

« L'intéressé a exigé de l'argent en échange de la non-divulgation du contenu intime qu'il avait obtenu », a indiqué la FGR dans son rapport officiel.

Au cours de la procédure, qui s'est déroulée sur le lieu de travail de l'accusé à San Salvador Centro, les autorités ont exécuté un mandat d'arrêt et confisqué deux téléphones portables, deux puces, deux cartes SIM, une clé USB et deux reçus de retrait d'argent.

Par la suite, lors d'une deuxième intervention au domicile du suspect, situé dans le quartier de Soyapango, cinq téléphones portables, une tablette, deux cabines téléphoniques vides, dix cartes SIM de trois sociétés différentes et un processeur ont été saisis.

Le Bureau du Procureur Général de la République a précisé que ce qui a été saisi sera soumis aux expertises respectives, » dans le but de renforcer l'accusation et de déterminer l'existence éventuelle d'autres victimes ou complices.

« Ce qui a été saisi sera soumis aux expertises respectives dans le cadre du processus d'enquête mené par le parquet. De même, les autorités demandent à d'autres victimes possibles de s'adresser au parquet pour déposer leur plainte », a souligné la FGR.

Les autorités ont réitéré leur appel à ceux qui ont été touchés par des pratiques similaires à s'adresser aux bureaux du parquet pour déposer les plaintes correspondantes.

Femme assise avec ses mains sur son visage, ses cheveux bruns et ses ongles peints en rouge. Un téléphone portable argenté repose sur une table sombre.

Le Bureau du Procureur général a rappelé que « ce type de délit génère de graves dommages psychologiques et sociaux aux victimes et nécessite la collaboration des citoyens pour le combattre efficacement ». Le matériel technologique saisi sera analysé par des équipes spécialisées en criminalistique informatique, cherchant à identifier les schémas d'action, les éventuels réseaux associés et la destination des informations divulguées.

L'action coordonnée du Parquet général et des forces de police s'inscrit dans un plan global visant à renforcer la poursuite des délits de violence numérique et la protection de la vie privée. L'enquête reste ouverte et les autorités n'excluent pas de nouvelles arrestations ni davantage de personnes impliquées dans cette affaire.