La Banque centrale du Honduras (BCH) a annoncé l'approbation d'un nouveau plan visant à rendre plus flexible l'accès aux devises étrangères dans le pays, une mesure avec laquelle elle cherche à renforcer le marché des changes hondurien, à réduire les coûts de fonctionnement et à améliorer la participation des entreprises et des citoyens aux enchères de devises.
L'institution a indiqué que la décision a été adoptée par le Conseil d'administration du BCH après avoir effectué des analyses techniques sur le comportement économique national et international, dans un contexte marqué par des pressions extérieures qui ont impacté l'activité économique du pays.
À travers un communiqué officiel, le BCH a indiqué que les mesures font partie d'une stratégie visant à contribuer au développement de la production nationale et à améliorer l'efficacité du régime de change hondurien.
« L'objectif est de renforcer le marché des changes hondurien et de simplifier la participation des demandeurs au marché »a souligné l’institution financière de l’État.

Selon le communiqué, la mise en œuvre du plan a commencé le 25 février 2026, avec une première étape axée sur la réduction des coûts et des charges opérationnelles pour les participants aux enchères de devises.
Le BCH a assuré que les premiers résultats ont été positifs et tangibles, se traduisant par une diminution significative des montants rejetés, une modération de la demande de devises étrangères et une moindre volatilité des fluctuations du taux de change de référence.
Dans le cadre de la deuxième phase du plan, entrée en vigueur le 18 mai 2026, de nouvelles dispositions ont été approuvées visant à faciliter davantage l'accès au dollar et aux autres devises étrangères.
Parmi les mesures annoncées, se distingue l'augmentation du nombre de postes dispensés de présenter des pièces justificatives pour les demandes égales ou inférieures à 125 mille dollars par jour.
De même, le CEPRB a supprimé l'exigence de ce que l'on appelle la « note du fournisseur » pour les factures datant de plus de six mois, l'une des procédures qui généraient fréquemment des retards dans les opérations d'échange.

Une autre décision envisage l'élimination du motif de refus pour une attribution partielle ou inférieure à 10 mille dollars, une mesure qui, selon les spécialistes, pourrait rationaliser les processus et faciliter les opérations pour les petites et moyennes entreprises.
La Banque centrale a également expliqué que le plan envisage de futures mesures pour les troisième et quatrième trimestres 2026, axées sur le renforcement des conditions macroéconomiques et l'amélioration de la transparence et de la responsabilité au sein de la politique nationale de taux de change.
L'institution a annoncé qu'à partir de 2027, elle prévoyait de s'orienter vers une transition progressive selon une approche de ciblage de l'inflation, ce qui permettrait d'établir un ancrage nominal basé sur une faible inflation, une émission monétaire contrôlée et une maîtrise plus efficace des impacts externes sur les prix internes.
Les experts économiques considèrent que ces mesures pourraient représenter un soulagement pour les secteurs productifs qui dépendent des importations, ainsi que pour les entreprises qui ont constamment besoin d'accéder à des devises étrangères pour respecter leurs engagements internationaux.

Cependant, certains analystes préviennent également que le comportement du marché international, le prix du carburant et la disponibilité de réserves internationales continueront d'être des facteurs déterminants pour la stabilité du taux de change du pays.
Le BCH a réitéré son engagement à maintenir une surveillance permanente du marché des changes afin de prendre des décisions opportunes qui renforcent les compétences du système financier hondurien et améliorent les conditions économiques nationales.
Cette annonce intervient au moment où divers secteurs d'affaires ont exprimé leur inquiétude face aux difficultés d'accès au dollar et à la volatilité enregistrée dans le taux de change au cours des derniers mois.