La Cour constitutionnelle de l'Équateur a publié trois avis dans lesquels il n'a approuvé que certaines des questions soulevées par l'exécutif pour le référendum et a nié d'autres qui, selon les experts, avaient des incohérences légales et pouvaient modifier la structure de l'État. Les échecs, publiés le 4 septembre 2025, répondent aux demandes de modifications, de réformes partielles et de consultations populaires envoyées par le président de la République.
L'organisme de contrôle constitutionnel maximal a validé deux modifications. Le premier permet l'embauche du travail pendant des heures dans le secteur du tourisme, avec un caractère limité à la première relation d'emploi et dans des conditions qui, selon le tribunal, respectent les droits acquis et se conforment à la saisonnalité de l'activité. La seconde est la réduction du nombre de membres de l'Assemblée, qui maintiendrait des critères de population et de représentation territoriale sans affecter le caractère démocratique de l'État.
Cependant, certaines des propositions les plus controversées ont été rejetées. Le tribunal a déclaré inadmissible l'élimination du Conseil de la participation et du contrôle social des citoyens (CPCC), soulignant que la suppression d'un organe de rang constitutionnel modifierait la structure de l'État lui-même. Il a également rejeté l'idée de permettre des jugements politiques contre les juges de la Cour constitutionnelle elle-même, considérant que cela violerait l'indépendance judiciaire et les contrepoids du système démocratique.

En ce qui concerne la réforme partielle proposée par la castration chimique obligatoire pour les personnes condamnées par des crimes sexuels, ainsi que la création d'un registre confidentiel, la Cour a fait valoir qu'elle ne se conformait pas aux paramètres constitutionnels ou scientifiques. La résolution fait valoir qu'il n'y a aucune preuve que la mesure réduit la récidive et que les crimes sexuels ne dépendent pas uniquement des impulsions sexuelles. En outre, il a remis en question le flou du registre soulevé et a averti que sa mise en œuvre serait disproportionnée.
La troisième décision du tribunal correspondait à la consultation populaire sur les casinos et les salles de jeux. Le projet a augmenté la réouverture des casinos dans des hôtels à cinq étages, la création d'une taxe de 25% sur leurs ventes et la destination des ressources aux programmes contre la malnutrition des enfants. L'avis a remis en question les récitals et la question, notant qu'ils manquaient de clarté et que cela a forcé les électeurs à décider en bloc sur trois questions différentes, ce qui a limité leur liberté de choix. Par conséquent, le tribunal a déclaré la consultation inadmissible.
Ces décisions confirment les avertissements des constitutionnalistes et des analystes politiques qui avaient mis en garde contre les risques de la formulation de plusieurs questions envoyées par l'exécutif. Les juristes ont précédemment souligné que des initiatives telles que l'élimination des CPCC ou le procès politique des juges ont dépassé les marges d'un amendement et nécessiteraient une procédure constituante, car ils affectent les piliers structurels du système politique.
Le président avait opté pour le référendum comme un outil pour légitimer les réformes sur les questions sensibles, notamment la sécurité, la justice et l'institutionnalité. Cependant, le tribunal a rappelé que la démocratie directe ne pouvait pas s'opposer aux limites constitutionnelles. La phrase réitère que les questions doivent être claires, uniques et respecter le principe de loyauté envers l'électeur.
Dans la sphère politique, la décision représente un revers pour le gouvernement, qui a cherché à capitaliser sur le soutien populaire grâce à un large ensemble de réformes. Le tribunal, en revanche, a réduit la portée de la consultation d'un nombre limité de questions, principalement dans le travail et la représentation législative. La résolution ravive également le débat sur le rôle des CPCC, une agence interrogé depuis sa création en 2008, mais que la Cour considère une partie intégrante de la structure de l'État.
L'expérience récente montre également un schéma: à la fois dans les consultations populaires promues en 2018 et en 2023, les avis du tribunal précédent avaient déjà arrêté des questions considérées comme inconstitutionnelles. Avec cette décision, le tribunal réaffirme son rôle de filtre juridique contre les propositions politiques qui cherchent à atteindre l'électorat, garantissant que les limites de la Magna Carta sont respectées.