La dernière enquête du cabinet de conseil Nexus a révélé un lien technique entre le président du Brésil, Luiz Inácio Lula da Silva ; et le sénateur Flávio Bolsonaro, en prévision des élections présidentielles qui auront lieu en octobre prochain.
La consultation, réalisée entre le 24 et le 26 avril et enregistrée devant le Tribunal électoral supérieur, a montré Lula avec 41% d'intentions de vote au premier tour et Bolsonaro avec 36%.
Cependant, en cas de second tour, la différence est réduite au minimum : le président actuel obtiendrait 46 %, tandis que le fils de l'ancien président Jair Bolsonaro obtiendrait 45 %, des chiffres qui se situent dans la marge d'erreur de deux points de pourcentage.
La lutte pour la présidence du géant sud-américain se déroule dans un contexte de forte polarisation : Lula et Bolsonaro arrivent en tête des préférences, tandis que d'autres candidats comme Ronaldo Caiado et Romeu Zema ne parviennent pas à briser cette dualité.
L'enquête, fruit de 2 028 entretiens téléphoniques, a également confirmé que le contexte économique et les niveaux élevés de rejet des principaux candidats conditionnent les décisions des électeurs.

Lula et Bolsonaro enregistrent un taux de rejet de 48 %, c'est-à-dire que près de la moitié des électeurs affirment qu'ils ne voteraient jamais pour l'un d'eux. Cette parité renforce la polarisation et limite la possibilité d'ajouter de nouveaux supports.
Selon le cabinet, ce mois-ci, le taux d'approbation du gouvernement Lula s'est légèrement amélioré et se situe désormais entre 45 et 46%, tandis que le taux de désapprobation a chuté de 51 à 49%.
Dans la simulation du deuxième tour, Lula et Bolsonaro restent à égalité : respectivement 46 % et 45 % ; tandis que le vote blanc atteint 8%. Dans ce second tour hypothétique, Caiado et Zema ajouteraient 41% contre 45% pour Lula.
L’économie apparaît comme un facteur déterminant dans la course électorale. 59% des personnes interrogées font état d'un certain niveau d'endettement, ce qui a un impact sur la perception de l'avenir et de la stabilité financière.
La moitié des électeurs ont déclaré avoir plus de difficultés à consommer et à payer des services qu'avant décembre 2022. Ce panorama affecte l'achat de nourriture, de médicaments, de produits essentiels et le paiement des factures.
Parmi ceux qui déclarent moins de difficultés à consommer, la majorité penche pour Lula dans un éventuel second tour contre Bolsonaro.
Le processus électoral se déroule au milieu de tensions internationales marquées par la hausse des prix du carburant due à la guerre au Moyen-Orient.
Lula da Silva, qui brigue un quatrième mandat, a annoncé des mesures pour amortir l'impact de la hausse des prix. Entre-temps, Flávio Bolsonaro a été désigné en décembre comme successeur par son père, l'ancien président Jair Bolsonaro, condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d'État, se consolidant ainsi comme la principale référence du bloc conservateur.
Parmi ceux qui sont confrontés à de plus grandes difficultés économiques, la préférence pour Bolsonaro augmente, ce qui indique que la situation financière personnelle est le facteur le plus influent dans la définition du vote au Brésil.