Des milliers de Cubains ayant demandé la nationalité espagnole en vertu de la loi sur la mémoire démocratique pourraient être confrontés à des restrictions temporaires pour voter depuis l'île, après une mesure de précaution de la Cour suprême d'Espagne. La décision ne modifie pas les dossiers de citoyenneté, mais laisse en cours d'examen l'inscription d'une partie des nouveaux Espagnols sur les listes électorales.
La résolution revêt une importance particulière à Cuba, où La Havane concentre environ 350 000 procédures liées à la loi dite des petits-enfants. De nombreux dossiers restent en attente, même si la date limite pour soumettre de nouvelles candidatures est close en octobre 2025.
Selon les informations du journal espagnol abc repris par Journal cubainla Chambre Contentieuse-Administrative de la Cour Suprême a accepté en partie les mesures conservatoires contre les effets électoraux découlant de l'application de la Loi Mémoire Démocratique.
La mesure permet de poursuivre certaines procédures liées à l'incorporation de nouveaux Espagnols au Recensement électoral des résidents absents (CERA). Dans le même temps, l'enregistrement effectif est suspendu jusqu'à ce qu'une décision finale soit rendue.
La décision conservatoire n’abroge pas la loi sur la mémoire démocratique 20/2022 et ne révoque pas automatiquement les citoyennetés accordées en vertu de cette règle.
Il n'ordonne pas non plus d'arrêter les dossiers en cours de traitement devant le consulat d'Espagne à La Havane. Les candidats en attente de lettres de créance, de rendez-vous ou d'une réponse consulaire peuvent poursuivre la procédure de nationalité.
Le recours devant la Cour suprême fait référence à l'inclusion de certains nouveaux citoyens dans le CERA. La discussion ne porte pas sur la possibilité d'acquérir la nationalité espagnole.

Selon Journal cubainune personne résidant à Cuba peut obtenir la citoyenneté espagnole et, en même temps, ne pas être provisoirement habilitée à voter depuis l'étranger. Cette éventuelle limitation dépendrait de votre situation avant l’inscription sur les listes électorales.
La mesure ne constitue pas une décision définitive sur l'appel. La Cour suprême n'a pas encore statué sur le fond de la controverse.
La résolution établit un traitement différent pour les descendants d'Espagnols exilés pour des raisons politiques, idéologiques ou religieuses.
Le critère envisage également les cas de persécution liés à l'orientation sexuelle ou à l'identité sexuelle des personnes concernées.
Pour bénéficier de cette exception, les parties intéressées doivent prouver leur statut d'exilé au moyen de certifications issues des dossiers consulaires. La documentation est pertinente pour déterminer l'incorporation au recensement tant que la mesure de précaution reste en vigueur.
La publication indique que la suspension ne s'applique pas de la même manière à ceux qui peuvent démontrer ce lien avec l'exil espagnol.
La décision pourrait également affecter les personnes déjà intégrées au CERA dans l’hypothèse où elle fait actuellement l’objet d’un contrôle judiciaire.

Dans ces cas-là, la participation aux processus électoraux espagnols pourrait être temporairement suspendue jusqu'à ce qu'une décision finale soit rendue. La portée spécifique dépendra de la résolution finale.
La Loi sur la Mémoire Démocratique a ouvert différentes possibilités aux descendants d’Espagnols nés hors du pays de demander la nationalité.
Parmi les bénéficiaires possibles figurent les personnes ayant des parents, des grands-parents ou d'autres liens familiaux avec l'Espagne. Cette règle a généré une forte demande de procédures à Cuba.
La concentration des demandes à La Havane fait de l'île l'un des endroits les plus exposés aux conséquences de tout changement judiciaire sur les effets électoraux de la législation.
La clôture du délai d’ouverture des nouvelles candidatures n’affecte pas les dossiers déposés avant octobre 2025. Ces démarches peuvent continuer à être traitées.
Des milliers de personnes attendent toujours l'avancée de leurs démarches consulaires. Les retards concernent, entre autres aspects, la délivrance des pouvoirs, l'attribution des rendez-vous et les résolutions sur chaque cas.
La résolution conservatoire ne modifie pas ces démarches administratives. L'effet possible apparaît après la reconnaissance de la nationalité, au moment de la définition de l'inscription électorale.

La Cour suprême doit décider s’il convient de maintenir ou de révoquer les restrictions de précaution liées au CERA.
En attendant que cette définition soit connue, les Cubains ayant des dossiers en cours peuvent poursuivre leurs demandes de nationalité espagnole.
La situation électorale reste en revanche en suspens pour certains des bénéficiaires de la Loi Mémoire Démocratique. La condition de descendant d’Espagnols exilés peut être déterminante dans ce cas.
L'obtention de la citoyenneté et du droit de vote à Cuba sont des processus différents. Le premier continue de faire l'objet d'un traitement consulaire, tandis que le second dépend de l'inscription au recensement et de la résolution judiciaire qui fait toujours défaut.